Death Positive

Avant toute chose, parce que le sujet est toujours un tabou dans notre monde occidental : je vais bien, je suis en vacances, j’ai plein de temps devant moi pour faire les choses que j’aime et, parmi ces choses, il y a une des promesses faites à la Dame aux Corbeaux : celle de consacrer du temps à la mort. « Morbide », diront certain.e.s. Je leur réponds que non, la mort fait autant partie de la vie que la naissance.

Je suis « Death positive » :

Je crois qu’en cachant la mort et en mourant derrière des portes closes, on fait plus de mal que de bien à notre société.

Je crois que la culture du silence qui entoure la mort devrait être brisée via la discussion, les rassemblements, l’art, l’innovation, et l’éducation.

Je crois que parler de et m’intéresser à mon inévitable mort n’est pas morbide, mais une curiosité naturelle sur la condition humaine.

Je crois que le corps mort n’est pas dangereux, et que tout le monde devrait pouvoir (si tel est son souhait) être inclus dans les soins apportés à ses défunts.

Je crois que les lois concernant la mort et les soins de fin de vie devraient s’assurer que les volontés de la personne soient respectées, peu importe son identité sexuelle, raciale ou religieuse.

Je crois que ma mort devrait se dérouler d’une manière qui ne cause pas de grand préjudice à l’environnement.

Je crois que ma famille et mes amis devraient connaître mes souhaits en matière de fin de vie, et que je devrais disposer des documents permettant la réalisation de ces souhaits.

Je crois que mon engagement ouvert et honnête sur la mort peut faire la différence, et peut changer la culture.

La majorité des gens ont peur de la mort, peut-être (sans doute) parce que les sociétés occidentales dans lesquelles nous grandissons et sommes éduqué.e.s sont fortement imprégnées par le christianisme, qui nous montre la mort comme « le moment où il va falloir assumer ses choix de vie » : irons-nous au Paradis ou brûlerons-nous éternellement dans les flammes de l’Enfer ? Et même si nous sommes païens, et que, dans une certaine mesure, nous nous sommes éloigné.e.s de ce manichéisme (avons-nous fait le Bien ou le Mal ?), notre éducation et notre société en sont toujours très largement esclaves.

skeleton2J’ai pris un tout autre chemin, il y a plus d’une décennie, et je suis reconnaissante d’avoir pu me libérer de ces entraves sociétales. La mort ne me fait pas peur (cela ne signifie pas « perdre quelqu’un n’est pas douloureux », juste que la mort elle-même n’est pas un problème). Alors quelle ne fut pas ma joie lorsque, au hasard de mes visionnages sur YouTube, je suis tombée sur « Ask a Mortician« , une chaîne animée par Caitlin (hé hé, ça ne s’invente pas) Doughty, une jeune femme à l’humour un peu semblable au mien et aux connaissances plus que complètes sur le sujet, et pour cause, puisqu’elle est thanatopracteur/teuse/teure/trice (choisissez la terminaison qui vous convient le mieux).

En regardant ses vidéos, j’ai appris pas mal de choses que je ne savais pas et qui viennent chambouler un peu mon « death plan », et je me suis dit que faire un article sur la question, quelques jours après que Vincent Lambert ait enfin été libéré de son calvaire, n’était pas une mauvaise idée. Je vais d’ailleurs commencer par ça : les Directives Anticipées (modèles disponibles ici).

Les directives anticipées peuvent être rédigées par toute personne majeure. Elles doivent prendre la forme d’un document écrit, que vous devez dater et signer. Le document est manuscrit ou dactylographié, sur papier libre.
Il est important qu’elles soient facilement accessibles. Vous devez informer votre médecin et vos proches de leur existence et de leur lieu de conservation. Les directives anticipées ont une durée illimitée, mais elles peuvent être à tout moment modifiées ou annulées.

Mes directives anticipées

Je pense être en bonne santé et je rédige les présentes directives anticipées pour le cas où je ne serais plus en mesure de m’exprimer au moment de la fin de ma vie.

Mes volontés sont les suivantes :
1° En cas de «coma prolongé » jugé irréversible, je refuse que l’on me maintienne artificiellement en vie si j’ai définitivement perdu conscience et si je ne peux plus communiquer avec mes proches.
Je refuse que soient entrepris des actes médicaux n’ayant d’autre effet que le maintien artificiel de la vie.
3° En cas d’arrêt des traitements qui me maintiennent en vie, je veux bénéficier d’une sédation profonde et continue associée à un traitement de la douleur, c’est-à-dire d’un traitement qui m’endort et a pour objectif la perte de conscience jusqu’à mon décès.

Tant qu’on y est (même si aucun texte de loi n’autorise l’euthanasie) :

Déclaration de volonté de mourir dans la dignité

Je déclare en pleine conscience et en toute liberté que, si j’étais dans l’incapacité d’exprimer ma volonté et que les traitements possibles n’aient plus de chances réelles de me rendre une vie consciente et autonome, je demande instamment que l’on use de tous les remèdes pour calmer mes douleurs, même au cas où les seuls restant efficaces risqueraient d’abréger ma vie, et qu’en dernier recours on me procure l’euthanasie, c’est-à-dire une mort douce, consciente que par là j’interpelle les médecins et les soignants, mais convaincue que le respect de la personne humaine prévaudra avant tout.

En clair (histoire de vous faire sourire un peu si vous trouvez tout ça difficile) : c’est mon corps, b**del, et j’ai le droit d’en disposer comme je veux ! Question de souveraineté, là aussi. On ne m’a pas demandé mon avis pour me mettre au monde ? Bin je revendique le droit de quitter ce monde librement. Nan mais oh !!!

skeleton1Ensuite se pose l’autre problème : qu’est-ce qu’on fait de mon cadavre ? (« ouh le vilain mot »… bin non, c’est comme ça qu’on dit). Clair et net depuis des décennies : je suis claustro, alors on ne m’enferme pas dans une boîte. Non non non non non et non. Mon fantôme serait trèèès mécontent qu’on l’empêche de se balader, et il pourrait bien venir vous tirer les oreilles.

Jusqu’à présent, je ne jurais que par la crémation (sans cercueil, la boîte en carton suffira, pas la peine de flinguer des arbres)… Même si, comme la madame de « Ask a Mortician« , le concept d’excarnation me parle très fort (vous ne savez pas ce que c’est ? vous êtes sûr.e.s de vouloir savoir ? juste un petit indice : « corbeaux »… je suis certaine que votre imagination fera le reste ) … mais je ne rêve pas, ce ne sera jamais possible en France.

Grâce à Caitlin Doughty, j’ai découvert l’aquamation, tout aussi efficace mais beaucoup plus écologique (pas de dégagement de fumées, pas de combustible fossile). La technique n’est pas légale en France pour le moment, mais je ne désespère pas qu’elle le devienne d’ici à ce que je passe de l’autre côté du voile.

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Herbier…

… ou comment mettre à profit les feuilles auto-collantes soi disant imprimables achetées il y a quelque temps.

Inclusions végétales dans mon Widris (je n’ai pas encore recopié toutes les infos présentes sur le blog, mais ça se fait petit à petit).

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Passiflore

Les 530 espèces de passiflores forment le genre Passiflora, famille des Passifloraceae. Ce sont des plantes grimpantes (lianes) abondantes dans les régions au climat doux, qui doivent leur nom aux missionnaires jésuites (qui, en Amérique du Sud, s’en servaient pour représenter la Passion du Christ auprès des indigènes : ses diverses pièces florales ressembleraient à la couronne d’épines, au marteau et aux clous de la Crucifixion).

Parmi ces 530 espèces, notons que les parties aériennes de la passiflore officinale (Passiflora incarnata) ont une action anxiolytique et sédative, et que la grenadille (Passiflora edulis) donne un fruit comestible appelé fruit de la passion. Mais celle qui m’intéresse ici est la passiflore bleue (Passiflora caerulea), la plus cultivée en France métropolitaine comme plante ornementale.

Passiflora caerulea, la passiflore bleue, est une plante grimpante originaire d’Amérique du Sud, très vigoureuse, qui s’est naturalisée jusqu’à devenir envahissante dans certaines régions du monde (Espagne, Californie, Hawaï, Nouvelle-Zélande).

Elle développe de longues tiges (5 à 6m) souples et anguleuses, qui s’accrochent à l’aide de vrilles.

Deux stipules d’environ 2cm de long se trouvent à la base du pétiole portant la feuille. Le limbe comporte généralement 5 lobes palmés, à marge entière.

L’inflorescence est une cyme : la fleur centrale avorte, une fleur latérale se développe en vrille et l’autre donne une véritable fleur d’environ 8cm de diamètre.

Elle porte 3 grosses bractées ovales, vert pâle, 5 sépales pétaloïdes, 5 pétales blanchâtres et une couronne de filaments tricolores disposés sur 2 niveaux.

Les filaments sont colorés de bleu clair, blanc et pourpre foncé au centre, et d’un cercle de filaments courts portant des nectaires.

Enfin, au centre, l’androgynophore (8 à 10mm) porte 5 étamines vert clair à anthères jaunes et, au-dessus de l’ovaire verdâtre, 3 styles pourpres.

La floraison a lieu de mai-juin à septembre, dégageant un parfum qui rappelle le monoï. La fleur reste ouverte un ou deux jours. Les grains de pollen sont lourds et ce sont des hyménoptères qui se chargent de la pollinisation (l’abeille européenne et le bourdon sont les pollinisateurs les plus fréquents).

Le fruit est une baie ovoïde jaune orangé, d’environ 6cm de long, qui contient de nombreuses graines. Cru et encore vert, il contient de l’acide cyanhydrique, mais il semble comestible, bien que peu savoureux, à petites doses lorsqu’il est bien mûr.

Utilisations Médicinales

Dans les Caraïbes, au Mexique et en Amérique du Sud, la racine a été utilisée comme sédatif et vermifuge. Dans l’île Maurice, un extrait de la plante sert parfois de remède contre l’insomnie. En Argentine, les parties aériennes sont prescrites comme agent antimicrobien dans la pneumonie. En Italie, la plante a été utilisée comme antispasmodique et sédative. Mais Passiflora caerulea ne rentre pas dans les pharmacopées européennes.

Utilisations Magiques (Lune, Neptune, Vénus)

L’effet sédatif de la plante se retrouve aussi en magie. Utilisée seule, la passiflore est apaisante et sa fleur, qui ressemble à un mandala, représente le calme intérieur qu’elle procure. Associée à d’autres plantes, elle peut induire des hallucinations et être utilisée à des fins prophétiques ou divinatoires.

La passiflore est utilisée pour agir sur les passions, peut-être à cause de son nom, de ses fleurs spectaculaires au parfum suave, et de sa nature de liane. Elle est souvent utilisée, sous forme d’amulettes et de charmes, pour la magie d’amour (pour inciter la passion), mais elle peut aussi calmer les passions.

Faire pousser de la passiflore près de la maison, ou autour du portail, attire la paix sur la maisonnée. On peut aussi répandre des fleurs sur le seuil pour protéger la maison des disputes et des tensions, ou les infuser dans une lotion destinée à diminuer le stress et les conflits.

Dans un sachet sous l’oreiller, elle aidera à lutter contre les cauchemars. Les fleurs séchées portées dans un sachet, attireraient l’amitié, la popularité et la prospérité.

Sources : Wikipedia, alchemy-works, themagickalcat, herbmagic, witcheslore

 

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Mes Aventures (Mésaventures) Grimoiresques

Le grimoire / livre des ombres / livre magique / compagnon de cheminement (choisissez votre terme)… Ce rêve qui peut tourner au cauchemar.

**Spoiler : cet article ressemble un peu au film « Un Jour Sans Fin », vous êtes prévenus… Il y a quelques conseils à la fin.**

Mon tout premier était un simple cahier à couverture rigide où je notais, en vrac, tout ce que je lisais d’intéressant, un peu comme un journal. L’inconvénient majeur, c’est que pour retrouver quelque chose dedans, il me fallait tout relire. Premier abandon à mi-parcours.

Le suivant, je l’ai divisé en plusieurs parties, pour rapidement m’apercevoir que certaines parties manquaient de place et que d’autres restaient bien vides.

Ensuite, j’ai fait un classeur, parce que c’est pratique de pouvoir déplacer les feuilles d’une section à l’autre. Mais les feuilles ont la fâcheuse habitude de se déchirer, et les anneaux, au bout d’un certain temps, se mettent à faire n’importe quoi (y compris s’ouvrir quand le classeur est bien rempli, et croyez-moi, quand on se retrouve avec le classeur vide dans les mains et toutes les (dizaines, vingtaines, cinquantaines de) pages par terre, mélangées (ou pire, qui s’envolent dans tous les sens parce qu’on est dehors), même la plus zen des sorcières sent monter un hurlement bestial au fond de ses tripes). Bref, exit le classeur (il a appris à voler, lui).

J’ai ensuite fait l’acquisition de mon Gros Livre (4 kilos, un millier de pages en parchemin végétal, couverture en cuir et un gros trou dans le budget). Amoureusement, j’ai entrepris de numéroter toutes les pages impaires de mon Gros Livre avant de commencer à le remplir, parce que je me suis dit qu’un sommaire serait utile. Certes…

Sauf que 1000 et quelques pages, c’est long, et qu’on ne pense pas (erreur fatale), quand on a un beau grimoire tout neuf, aux erreurs qu’on va forcément commettre à l’avenir et aux pages qu’on va devoir se résoudre à arracher (la larme à l’oeil et en s’insultant, tant qu’on y est, parce que « *bip* de *bip* de *bip*, mais pourquoi suis-je aussi *bip* ? »).

Évidemment, je ne pouvais pas écrire dedans avec mon écriture normale (bin non, dans un Gros Livre, forcément, il faut tout calligraphier, tout enluminer, tenter de faire une oeuvre d’art digne des moines copistes du temps jadis)… Sauf que, parce qu’on n’a pas le même emploi du temps que les copistes, on se vite rend compte que *bip*, Samhain approche et qu’on en est encore à calligraphier le rite d’Imbolg, qu’on a 28 pages imprimées (en caractères 8 et interligne minimal) à recopier, et que « *bip*, ça va pas l’faire, là ».

Du coup, j’ai fait des sections (erreur du numéro 2), en réservant la calligraphie aux rites saisonniers et en écrivant normalement dans les autres parties. Sauf que certaines encres s’entendent mal avec le parchemin végétal et que certaines parties s’avèrent inutiles (et on insulte sa mémoire, au passage).

Alors j’ai abandonné mon Gros Livre et je m’en suis fabriqué un. Ça tombait bien, c’était la période où ma spiritualité changeait, alors je me suis servi de ce nouveau grimoire comme d’un journal où je notais, en vrac, tout ce que je lisais/découvrais d’intéressant… Sauf que *biiiiiiip*, retour à la case départ, erreur de sorcière débutante : impossible de retrouver quoi que ce soit !

Pendant une longue période, j’ai donc arrêté de vouloir faire un grimoire et je me suis contentée d’écrire des articles sur ce blog (parce que le « blogrimoire », finalement, c’est pas mal). Sauf que, quand ta connexion internet se fait par pigeon voyageur rebelle (zone blanche power) et que tu te retrouves sans accès internet pendant de longues périodes, ça complique les choses.

J’ai donc profité d’une période où le pigeon était de bonne humeur ma connexion fonctionnait pour copier-coller les articles de ce blog sur mon traitement de texte, pour tout imprimer et tout mettre dans un classeur. Sauf que je connais les limites des classeurs et que c’est juste une sécurité, pas un véritable grimoire (on finit par apprendre).

Mais comme l’appel du grimoire est fort, et que la découverte du bullet journal a révolutionné pas mal de choses dans ma vie de tous les jours, j’ai décidé de faire un bullet grimoire (nommé Kelga), avec pour mot d’ordre « pas de prise de tête, juste un sommaire efficace ». Le format 250 pages A5 fonctionne bien, c’est ni trop, ni pas assez.

Du coup, j’ai repris mon Gros Livre, je lui ai refait une nouvelle jeunesse en découpant toutes les pages écrites, je lui ai refait une beauté, je lui ai donné plusieurs pages de sommaire et un nom, Widris. Il contient mon herbier magique, les travaux magiques testés et approuvés, et ce qui concerne ma spiritualité. Tout le reste va dans Kelga.

Quelques conseils pour résumer

– Les sections, c’est bien dans un classeur, mais dans un cahier/livre, c’est difficile de prévoir combien de pages il faut laisser (d’autant que l’écriture manuscrite peut varier d’un jour à l’autre).

– Ne cherchez pas à avoir un grimoire parfait, à moins d’être rentier/à la retraite/moine copiste réincarné.

– Évitez de numéroter d’entrée toutes les pages de votre beau cahier/livre.

– Prévoyez beaucoup de place pour un sommaire/index (si vous pensez « j’ai besoin de 4 pages », mettez-en 2 de plus).

– Vos émotions chargent votre grimoire, évitez donc de vous prendre la tête (vous n’avez pas envie de le charger de stress/colère/déprime).

– Ne vous interdisez pas de coller des pages imprimées.

– Plutôt que de recopier des pages entières d’un livre que vous possédez, notez le titre, l’auteur et les pages concernées (ça semble évident, pourtant, après coup).

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Chèvrefeuille

planche botanique chèvrefeuille

Les chèvrefeuilles (genre Lonicera) sont des arbustes ou lianes de la famille des Caprifoliacées. On en connaît environ 200 espèces dans les régions tempérées de l’hémisphère nord et les régions sub-tropicales.

Le Chèvrefeuille des bois, Lonicera periclymenum, est une plante grimpante à pousses volubiles. Les jeunes rameaux sont pubescents et rougeâtres au sommet. Les tiges peuvent monter jusqu’à 4m en s’enroulant autour de leur support. Elles se marcottent en émettant des racines lorsque la tige est au contact du sol.

Les feuilles opposées sont elliptiques, molles, plus ou moins glauques, généralement pubescentes. Elles sont entières et parfois légèrement dentées. Les fleurs sont groupées en inflorescences terminales. Les bractées portent de 4 à 17 fleurs tubulées. Le calice possède des dents lancéolées, aiguës. La corolle est formée d’un long tube terminé par deux lèvres, la supérieure se terminant par 4 lobes. La fleur odorante est d’un blanc jaunâtre ou rougeâtre.

La floraison se fait de juillet à septembre. Le fruit est une baie ovoïde, rouge, de 8mm de diamètre, légèrement toxique.

L. periclymenum est est présent en Europe occidentale. En France, elle est commune partout sauf en région méditerranéenne, où elle est plus rare, et en Corse où elle est totalement absente. Le Chèvrefeuille des bois croît dans les bois frais, les haies, les lisières forestières, surtout en terrains siliceux.

Lonicera caprifolium est une plante grimpante, à rameaux volubiles, pouvant grimper jusqu’à 4m de haut. Ses feuilles sont opposées, ovales, à l’avers vert foncé, au revers glauque. Les deux à trois paires de feuilles situées sur le haut des tiges sont soudées l’une à l’autre par leur base. Les fleurs sont disposées en verticilles. Les bractées, semblables aux feuilles supérieures mais plus petites, sont soudées par leur base. Les corolles pubescentes comportent un long tube fin et présentent deux lèvres blanc crème à jaune teintées de rose, bien plus courtes que le tube. Elles dégagent un parfum très agréable, surtout le soir et la nuit.

fleur de Lonicera caprifoliumLa floraison se fait de mai à juillet. Les baies ovoïdes sont rouge-orangé à maturité. Elles sont légèrement toxiques.

L. caprifolia est une espèce purement européenne qui s’est naturalisée jusqu’en Asie mineure.

Utilisations Médicinales

L. periclymenum a été utilisé pour apaiser les toux, l’asthme et autres affections respiratoires. Il est également diurétique et laxatif, mais il est peu utilisé à cause de sa toxicité (dermatite de contact, effets émétiques et toxiques en usage interne).

Utilisations Magiques

baies vertes de Lonicera caprifoliumLe Chèvrefeuille (en anglais Honeysuckle ou Woodbine) est associé à la planète Mercure selon Culpepper, à Vénus selon d’autres sources, et à l’élément Terre.

Les tiges volubiles peuvent être utilisée pour lier deux amants et s’assurer de la fidélité et du désir de chacun.

Une couronne de tiges fleuries autour d’une bougie destinée à attirer l’argent accentuera son efficacité. On peut aussi brûler du chèvrefeuille dans les sorts visant à attirer l’argent.

baies de Lonicera caprifoliumFaire pousser du chèvrefeuille près de sa maison attire l’amour, la chance et la richesse, et protège le jardin des influences néfastes.

Le parfum du chèvrefeuille accentue la clarté d’esprit, les pouvoirs psychiques et l’intuition ; il adoucit les humeurs et incite à la générosité. Il peut aussi être diffusé en offrande au petit peuple (ou en frottant les fleurs sur une offrande qu’on leur destine).

Sources : Witchipedia, Grove and Grotto, White Goddess
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Millepertuis

Les premières fleurs de millepertuis offrent leur or aux Terres Rouges. L’été météorologique est là.

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Widris


Les deux élastiques et la sangle sont là pour resserrer un peu le tout, parce que les ajouts textiles sur la tranche ont largement compensé les pages arrachées. Je pense qu’il me faudra prévoir une sangle plus large (ou une autre fermeture), ceci dit, parce qu’il y aura d’autres ajouts sur les pages elles-mêmes.

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