Samhain est là

Juste quelques mots, pour rassurer celles et ceux qui se demanderaient ce que je suis devenue. J’ai passé une bonne partie du mois écoulé à créer mon 3e Junk Journal (c’est addictif, ça aussi!). Je ne vais pas remettre toutes les photos ici, je vous mets simplement les liens vers les 2 articles sur Palette Onirique : le premier avec l’histoire de sa création et les 2 montages vidéo, et le second, avec les photos de divers détails. Juste 2 photos pour le plaisir ici, parce qu’il est quand même très très « witchy »…

Il y a de fortes chances qu’il devienne le successeur de mon « bullet grimoire » Kelga, de toutes façons.
Pour le reste, je n’ai pas envie de revenir sur le mois d’octobre, encore moins de faire un bilan de l’année écoulée en cette veille de Samhain.

Mon autel a récupéré les deux « guirlandes » d’Halloween (ça met un peu de couleur et je ne les aurai pas préparées pour rien), et j’ai mis quelques-uns des bijoux de Maman, en hommage.

Je pense m’en tenir à une célébration simple, car je ne suis pas en grande forme (juste les plaisanteries automnales habituelles, pas plus) et que le moral est « un peu » en berne (mon autel est beaucoup plus lumineux que mon humeur).

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Irish Key Magic

Traduction rapide des points de la vidéo qui m’ont particulièrement intéressée :

Les clefs concernent la clarté, le fait de dégager le passage afin de pouvoir avancer, que l’on parle de notre perception, de la connaissance de l’Autre Monde ou même de guérison.

Les boutons peuvent être guéris en pressant le trou de la tête d’une clef dessus.

Pour guérir un saignement de nez, il suffit de prendre une grosse clef et de la poser dans le dos de la personne souffrante. Une partie de l’efficacité vient du froid qui contracte les vaisseaux sanguins, mais les propriétés curatives des clefs se rencontrent très souvent dans le folklore.

Les clefs sont aussi utilisées pour la divination. Il y a une coutume au moment de Samhain qui consiste à faire fondre du plomb et de le verser, à travers le trou d’une clef (de préférence la clef d’une veuve) dans un bol ou une bassine d’eau. Les formes prises par le plomb au contact de l’eau sont ensuite interprétées (comme pour les feuilles de thé). Un exemple ici (en anglais)

Les clefs sont particulièrement utiles si vous êtes en quête d’une nouvelle maison. On peut alors charger une clef (par exemple en la portant sur soi, ou en la plaçant sous son oreiller) et l’utiliser comme un pendule sur une carte. On peut peindre ou graver un sigil sur la clef. On peut prendre la clef avec soi quand on recherche des maisons à acquérir, ou se laisser guider par la clef.

Autel d’Automne, avec un jeu de vieilles clefs

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C’est l’Automne…

… depuis mercredi, et la météo se charge de bien faire passer le message, avec une chute vertigineuse des températures, du vent et de la pluie. Même si ce changement brutal n’est pas très agréable, il était largement temps que les sols reçoivent un peu d’eau !

J’ai vu que la neige avait même refait son apparition en montagne, et je pense que Grande-Ourse ne va pas tarder à s’éclipser dans sa tanière. Je n’ai pas eu le temps de faire une célébration de l’équinoxe en temps et en heure, mais depuis ce matin, une bougie brûle sur l’autel, et j’envisage d’aller cueillir un peu de bruyère et ramasser quelques marrons demain, en rentrant du boulot.

Encore une fois, la rentrée entraîne quelques adaptations logistiques (pour les contingences du matériel comme pour ma pratique spirituelle), et il me faut un peu de temps pour m’y faire.

A venir d’ici quelques jours (si tout va bien), un mini article inspiré d’une vidéo de Lora O’Brien, sur un sujet qui devrait être à l’ordre du jour d’ici quelques semaines ou mois (mais qui est d’ores et déjà d’actualité pour ma Soeur, donc je ne vais pas laisser à la synchronicité le temps de refroidir). Et il y aura probablement des photos nature quand les couleurs de saison commenceront à poindre par ici.

D’ici là, prenez soin de vous et ne vous laissez pas piéger par le changement de saison.

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Moutons d’Automne

Passage express pour poser quelques photos, puisque je n’ai pas résisté à la nouvelle attraction du village : 5 tondeuses-à-pattes, qui font un super boulot de débroussaillage (McClane a repéré les « chiens végétariens » lundi, mais son instinct de Husky X Border Collie l’a rendu un peu compliqué à gérer, alors cette fois, je suis allée voir les bestioles sans lui) .

Mais surtout, on est mercredi et c’est l’automne depuis hier, et j’avais vraiment besoin de nature et de tranquillité, histoire de parler aux moutons, mais aussi aux arbres.

Et au passage, une jolie grappe de petites roses pour ma Soeur.

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Aventures et « Bin évidemment »

Quelques mots et deux ou trois réflexions non païennes, avec beaucoup de smileys.

Spoiler : ça parle de tests Covid et de masques. Si ça ne vous plaît pas, ne lisez pas.

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Calendrier 2020-2021

Si ça vous intéresse, vous pouvez télécharger ici le calendrier 2020-2021. J’y ai apporté quelques modifications, principalement astrologiques (passage des planètes dans les signes, rétrogradations et aspects principaux).

Un petit aperçu des différentes pages :

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Comprendre la Préhistoire de la Région

Parce que la préhistoire me passionne depuis des décennies (à se demander si je ne me suis pas trompée de métier…) ; parce que Dame Ourse me rappelle fréquemment que je dois ce que je suis à mes ancêtres (poussant, avec sa délicatesse ursine, la porte que la Grande Reine avait discrètement déverrouillée en m’incitant à faire quelques recherches généalogiques) ; parce que les Terres Rouges ont réussi, là où tant d’autres lieux ont échoué, à me donner envie de m’y ancrer ; et parce que, tout simplement, je veux en savoir davantage sur la région (où j’ai grandi, que j’ai quittée, où je suis revenue et où, enfin, je me sens chez moi), j’ai encore une fois remonté le temps (et je m’y suis à nouveau perdue, vu que nous sommes déjà le 24 juillet et que je n’ai rien vu passer).

Voici donc un « petit » résumé de ce que j’ai appris, au cours de ces 3 semaines, sur la préhistoire du Languedoc, plus particulièrement les régions où je suis née (Aude), où j’ai grandi (ouest du Gard) et où je vis (ouest de l’Hérault… oui, je suis à l’ouest ). Ces recherches ont confirmé un certain nombre de ressentis, les plus marquants étant la phrase « à la croisée des chemins » qui m’est venue quand nous avons découvert le village où nous habitons aujourd’hui et celui de ma Soeur lors de la visite au dolmen de Gragnos, il y a 4 ans. Elles font aussi revenir sur le devant de la scène certains personnages qui attendent le chapitre 7 depuis fin 2014 (ils ont attendu plusieurs millénaires, ils ne sont pas à ça, non plus ), mais bon, ça, c’est une autre histoire…

Sources : Défense et illustration du Néolithique récent du Languedoc central par P. Ambert ; Les parures de la grotte Tournié à Pardailhan par P. Ambert et H. Barge ; Campaniformes et cultures locales en France méditerranéenne par O. Lemercier ; Balade historique dans le biterroisLe Néolithique dans le Saintponais par G. Rodriguez ; Des Mines préhistoriques ; Mine de Pioch Farrus ; Les mines préhistoriques de Cabrières par P. Ambert ; Pratiques funéraires du Bronze final IIIb au premier Âge du Fer en Languedoc occidental et Midi-Pyrénées par S. Lenorzer ; Les nécropoles à incinération du premier Âge du Fer en Languedoc occidental par G. Marchand et M. Schwaller

Aux environs du 7e millénaire AEC (avant l’ère chrétienne), l’homme commence à apprivoiser les plantes et certains animaux : l’élevage se généralise, et les débuts de l’agriculture justifient une sédentarisation progressive des populations. Dans nos régions, le Néolithique apparaît avec 3 millénaires de retard sur le Proche-Orient, berceau de domestications qui ont ensuite été propagées hors du Croissant fertile. Cette propagation se fait par la navigation sur le pourtour méditerranéen : peuplement de Chypre vers 8200 AEC , la Crète vers 7000, l’Italie du Sud vers 6200. Partis d’Italie, quelques colons atteignent le Languedoc vers 5600 AEC. De nouvelles identités se constituent, dont le Cardial, vers 5400, qui s’étendra ensuite vers l’Espagne, le Portugal et l’Aquitaine.

mon cardium, et un exemple de poterie cardiale

Le Néolithique dure 4 millénaires, traditionnellement divisés en trois grandes périodes. Le Néolithique ancien couvre la période 6500 à 4750 AEC et se caractérise par l’apparition des premières poteries. On lui donne aussi le nom de civilisation cardiale, du nom d’un coquillage marin, le cardium, dont la valve est imprimée dans l’argile avant cuisson. Cette décoration ne concerne que les poteries des sites en bord de Méditerranée. A l’intérieur des terres, le décor est constitué de sillons faits au poinçon.

capitelle près de Saint-Chinian

Les premiers néolithiques languedociens sont des pasteurs transhumants, qui mènent dans les garrigues les troupeaux d’ovins et de caprins, et qui s’abritent dans des constructions de pierre sèche dont l’architecture se serait perpétuée dans les capitelles.
Ce premier faciès néolithique débuterait, dans la région, aux environs de 5500 AEC (le terme de « faciès culturel » qualifie un ensemble de particularités qui permet de différencier les groupes humains en fonction de leurs techniques, céramiques, outils, rites funéraires et usages).

Le Néolithique moyen s’étale de 4750 à 3250 AEC et correspond à la civilisation chasséenne. Cette culture d’origine proche-orientale se développe d’abord dans le Sud, puis va influencer les autres cultures néolithiques, pour s’imposer finalement sur tout le territoire de la France. Le Néolithique moyen coïncide avec une importante poussée démographique, peut être due à l’essor de l’agriculture qui favorise l’éclosion des premiers villages, le long des cours d’eau, mais surtout en plaine littorale.
La fin du Néolithique moyen est traditionnellement datée autour de 3700-3500 AEC. En France méditerranéenne, c’est un moment de profonds changements dans tous les domaines de la société. Le changement de mode de vie engendré par le passage à l’agriculture amène les communautés à se fixer, à modifier leur environnement et à développer de nouvelles technologies : exploitation des ressources minérales, céramique, tissage, vannerie. Ces productions variées vont permettre d’alimenter des réseaux d’échanges, et ce bouleversement économique va engendrer une dynamique d’expansion et modifier les rapports sociaux.

Une nouvelle poussée démographique a lieu dans le courant du Néolithique final, période qui voit l’apparition des premiers objets métalliques, puis dès 3100-3000 AEC, la première métallurgie autochtone en Languedoc. Des changements plus profonds affectent les sociétés néolithiques avec l’apparition et le développement de la sépulture collective et du mégalithisme mais aussi d’un art anthropomorphe avec les stèles et les statues-menhirs.
On assiste, au cours du 4e millénaire, à l’apparition de cultures à l’identité affirmée. Les chercheurs placent entre 3600 et 2800 la structuration de groupes régionaux originaux, dont l’apparition reste imprécise et encore discutée. D’une manière générale, les plus anciens ensembles observables témoigneraient d’une tradition antérieure et d’une histoire déjà assez longue. A partir de 3300 AEC, les groupes du Néolithique final sont en place :

Le Ferrérien, ou groupe de Ferrières (Ferrières-les-Verreries, Languedoc Oriental), se caractérise par une céramique originale dont la décoration est toujours basée sur des bandeaux horizontaux. La partie supérieure est décorée de lignes horizontales parallèles tandis que la partie inférieure de la céramique est décorée de bandeaux de lignes brisées ou de chevrons.

Le Vérazien, ou groupe de Véraza (Aude, Languedoc Occidental), qui semble se limiter à l’ouest de l’Orb. Il apparaît peut-être dès 3000 AEC et se singularise par une céramique à décor en relief (pastilles ou petits mamelons), parfois en couronnes. Il existe des vases décorés de séries en files verticales ou en guirlande. Les vases carénés plus récents portent des cannelures verticales ou horizontales. La céramique est à fond rond, mais il existe des formes plates ou bombées.

Le Saint-Ponien, ou groupe de Saint-Pons, aussi appelé Gourgasien, dans les Hauts Cantons de l’Hérault, où prédominent les industries de l’os et de la corne. Les décors des poteries sont très rares, se résumant à des cordons lisses sous les rebords. Les vases sont carénés, à fond rond, et il existe également des marmites et des jarres de stockage à fond rond ou aplati.

Le Fontbuxien, ou groupe de Fontbouisse, se développe en Languedoc oriental et central autour de 2800 AEC. La céramique est abondante, sans fond plat, et généralement décorée de motifs géométriques simples : damiers, bandes horizontales et verticales combinées, guirlandes curvilignes.

Le groupe des Treilles, au Nord, dans la région des Grands Causses (au sud du Massif central, de l’Aubrac à la plaine languedocienne), reste d’abord sous influence chasséenne, puis on voit apparaître des bols sphéroïdaux, munies d’anses latérales, avec des décors en chevrons ou en boutons. Les datations radiocarbone permettent de caler ce groupe entre 3500 et 2200 AEC (datation à partir des sites de Sargel, des Cascades et de la Grotte I des Treilles)

Le Néolithique final  et le Chalcolithique  (ou Age du Cuivre, 2500 à 1800 AEC) voient l’apparition de la métallurgie du cuivre, sans pour autant que l’industrie de la pierre taillée ne disparaisse. C’est aussi au cours de cette période qu’apparaît la céramique campaniforme (en forme de cloche). Les premières implantations campaniformes apparaissent en Languedoc occidental à partir de 2500 AEC, probablement au contact du groupe de Véraza, tandis que le Languedoc oriental reste dominé par le groupe de Fontbouisse et ne sera touché par le phénomène que dans le courant du 24e siècle. Le campaniforme est une évolution complexe qui s’étend sur plus de 1500 ans. Il intervient comme l’achèvement d’un processus amorcé dès le milieu du 4e millénaire.

Le cuivre

Dès le Néolithique Final, les mines de Cabrières vont jouer un rôle essentiel dans la diffusion de la pratique du cuivre en France méridionale. La mine de Pioch Farrus, découverte en 1983, permet de préciser les techniques d’extraction et les procédés utilisés.

Les recherches sur le district minier-métallurgique préhistorique de Cabrières ont permis de préciser l’ancienneté de cette métallurgie (il y a 4310 ans ± 75), les caractéristiques des minerais de cuivre et l’importance de l’exploitation (plus d’une dizaine de sites répertoriés).

La technologie utilisée n’est pas empirique : des influences proche-orientales (où la métallurgie du cuivre est née 2 millénaires plus tôt), expliquent que les premiers métallurgistes languedociens aient pu maîtriser la succession d’opérations nécessaire au traitement des minerais.

L’extraction des minerais carbonatés (azurite, malachite) était réalisée à l’aide de maillets en pierre. La percussion indirecte pouvait être utilisée localement, un éclat de quartz effilé faisant office de coin entre le maillet et la roche minéralisée. Des objets issus du minerai de Cabrières (reconnaissable par sa composition, qui contient de l’antimoine argent et pas de plomb) ont été retrouvés dans tout le Midi de la France.

L’Age du Bronze dure un millénaire, de 1800 à 750 AEC.
Ce nouveau métal, alliage de cuivre et d’étain, bien plus dur que le cuivre et qui permet la fabrication d’armes plus solides, est un apport de l’Europe continentale. L’étain étant très rare dans la région, les routes commerciales de l’étain vont devenir un objet de rivalités. L’introduction de la métallurgie du bronze, autour de 1800 AEC, va voir l’irruption de deux cultures qui vont durer jusqu’à l’Age du Fer :

Allée couverte Saint-Eugène

La « civilisation des tumuli » apparaît à la période du Bronze moyen, vers 1500 AEC, et correspond à l’arrivée de pratiques funéraires consistant à inhumer les morts dans des tombes individuelles recouvertes d’un tumulus. Ce rite semble clairement réservé à une élite, religieuse ou guerrière.

Nécropole de la Rouquette, Puisserguier

La « culture des champs d’urnes » apparaît autour de 1100 AEC (début du Bronze Final). Ces populations d’agriculteurs, installées sur les terres les plus fertiles, incinèrent leurs morts et déposent les cendres dans des urnes, souvent regroupées en de vastes nécropoles. On trouve ces nécropoles dans la plaine littorale qui couvre le bassin de l’Aude, de l’Orb, jusqu’à la vallée de l’Hérault, avec une concentration maximale près de Béziers et Narbonne.

 

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