Autour de Stonehenge

Le Projet Stonehenge Riverside
Après 10 ans de recherches, les archéologues sont arrivés à la conclusion que le monument de Stonehenge a été érigé pour unifier la Grande-Bretagne néolithique, après une longue période de conflits entre les peuples de l’Est et ceux de l’Ouest.
Le projet Riverside s’est intéressé au contexte local et régional de Stonehenge, en se concentrant en particulier sur les croyances, la cosmologie et les pratiques de ses bâtisseurs et utilisateurs. La question fondamentale était de comprendre le but de Stonehenge au 3e millénaire avant l’ère chrétienne, non pas comme monument isolé mais comme faisant partie d’un complexe de monuments situés dans un paysage plus étendu. L’inspiration du projet est venue de l’archéologue malgache Ramilisonina, supposant que Stonehenge avait été érigé pour commémorer les ancêtres de la communauté (Parker Pearson and Ramilisonina 1998).

La théorie de la transition bois-pierre
En 1998, Ramilisonina visita Stonehenge et Avebury et fit la remarque que, sur la base de son expérience et de ses connaissances, le but de ces cercles de pierres était de créer des monuments en l’honneur des ancêtres de la communauté, leur présence éternelle étant personnifiée par un matériau durable, la pierre. Le processus de la vie à la mort était une transformation métaphorique du bois en pierre, de la même façon que la chair se change en os.

Stonehenge a été utilisé tout au long du 3e millénaire avant l’ère chrétienne (BC, ça va plus vite). Sa phase pierres a probablement débuté vers le milieu du 3e millénaire BC, et ses sarsens furent érigés à peu près en même temps que la construction du henge de Durrington Walls. Les deux structures, en lien avec le fleuve Avon faisaient probablement partie d’un parcours funéraire et processionnel au Néolithique tardif, l’Avon représentant le lien entre le domaine des vivants (bois) et celui des défunts (pierre).
Les pierres de Stonehenge seraient symboliques des différents groupes de communautés agraires, puisque certaines pierres viennent du Sud de l’actuelle Angleterre et d’autres viennent de l’Ouest du Pays de Galles.

Stonehenge peut avoir été bâti à un endroit qui avait déjà une signification particulière pour les Bretons préhistoriques. L’Avenue, alignée sur le solstice, repose sur une série de formations naturelles qui, par hasard, forment un axe entre la direction du lever de soleil du solstice d’hiver et celle du coucher de soleil du solstice d’été.Mike Parker Pearson dit : “Lorsque nous sommes tombés sur cet extraordinaire marquage naturel, nous avons compris que les gens de l’époque préhistorique ont choisi cet endroit pour bâtir Stonehenge à cause de sa signification préalable. Cela explique peut-être pourquoi il y a huit monuments aux alentours de Stonehenge qui ont un alignement solsticial, alors qu’une telle densité n’existe nulle part ailleurs. Peut-être voyaient-ils l’endroit comme le centre du monde”.
Il semble que ce soit le solstice d’hiver qui ait été le moment le plus important de l’année à l’époque où Stonehenge a été bâti, il y a  5000 à 4500 ans. Le Professeur Parker Pearson explique: “Nous pouvons affirmer que de grandes quantités de porc ont été mangées au solstice d’hiver à Durrington Walls, et la majorité des monuments de la zone sont alignés sur le lever et le coucher du soleil du solstice d’hiver, et non d’été.”

Stonehenge Avenue
L’Avenue dessine une ligne droite vers le nord-ouest à partir du fleuve Avon, puis elle tourne vers l’ouest, avant un net virage au sud-ouest – la direction du coucher de soleil du solstice d’hiver- vers l’entrée du fossé circulaire qui entoure Stonehenge. Elle est formée par deux buttes parallèles, séparées d’environ 30m et possédant des fossés externes. Contrairement aux avenues de Kennet et de Beckhampton à Avebury, il semble qu’elle n’ait pas été marquée par des pierres dressées. Elle est probablement contemporaine de la construction du Stonehenge de pierres, aux alentours de 2600 BC.

mon pendentif en bluestone ^^

Bluehenge
« Bluestonehenge » ou « Bluehenge » (aussi appelé « West Amesbury Henge ») a été découvert en août 2008 par le Riverside Project, à environ 1 mile (1.6 km) au sud-est de Stonehenge. Il doit son nom aux bluestones qui le composaient, une dolérite mouchetée qui provient des Preseli Mountains, au Pays de Galles, à 200 miles du site. Les fouilles ont révélé plusieurs emplacements de pierres, qui ont pu être dressées là entre 3400 et 2500 BC. Deux pointes de flèches de cette période y ont été trouvées, ainsi que des outils en bois de cerf datés de 2469 à 2286 BC au radio-carbone, et qui semblent indiquer la date du démantèlement des pierres. On estime qu’il y avait jusqu’à 27 pierres disposées en un cercle de 10m de diamètre. Du charbon a été découvert, suggérant que le site a peut-être été utilisé pour des crémations. L’archéologue Mike Parker Pearson pense que les bluestones ont été enlevées aux alentours de 2500 BC, et incorporées à Stonehenge, qui était en pleine reconstruction à cette période.

Le Projet Riverside a examiné les restes de crémations enterrés à Stonehenge. La date la plus ancienne, un adulte dont les restes ont été déposés dans le trou d’Aubrey n°32, se situe entre 3030 et 2880 BC, ce qui tend à prouver que les Aubrey Holes faisaient partie de la construction initiale (3015-2935 BC). Le fossé de Stonehenge fut re-creusé entre 2560 et 2140 BC, et les restes de crémation d’une femme de 25 ans furent placés dans ce nouveau fossé. La datation de 2570 à 2340 BC place sa mort à la période où les sarsens ont été érigés. Ces nouvelles dates vont dans le sens d’une utilisation de Stonehenge comme cimetière depuis sa conception jusqu’à la période des sarsens (2655-2485 BC).

Durrington Walls
Le projet Riverside a permis de réévaluer Durrington Walls et sa relation avec Woodhenge et Stonehenge.
Durrington Walls est un grand henge, situé à 3 km au nord-est de Stonehenge, sur la rive ouest du fleuve Avon. C’est le plus grand henge de Grande-Bretagne, qui couvre presque 19 ha, avec un diamètre de 500 m.
À l’origine, le fossé était profond d’environ 5.5 m, large de 7 m à sa base et de 18 m au sommet. Le talus atteignait par endroits une largeur de 30 m. Le talus est contemporain de la phase pierres de Stonehenge. Il entoure une zone ovale à l’intérieur de laquelle se trouvent deux cercles de poteaux (les Cercles Nord et Sud). L’entrée du Cercle Sud (un monument de 40m de diamètre composés de 6 anneaux concentriques) fait face au sud-est, dans l’alignement du lever de soleil du solstice d’hiver, et elle est reliée au fleuve Avon par une avenue de 30m de large et de 170m de long. Cette avenue qui suit l’alignement a été construite avant le henge a été précédée par la construction d’une avenue, qui le relie au fleuve Avon. L’Avenue se termine par une abrupte falaise de craie qui plonge dans l’eau.

L’Avenue et le Cercle Sud de Durrington étaient les composants principaux d’un complexe cérémoniel situé au centre d’un très grand village. La découverte de maisons à l’intérieur et à l’extérieur de Durrington Walls porte à croire qu’une grande partie de la vallée était couverte d’habitations : un village d’une circonférence de près d’1 mile, constitué de plusieurs centaines de maisons entourant une zone dégagée.
D’importantes quantités d’os de porc et de boeuf, de poteries, de pointes de flèches et de débris de pierres indiquent que l’occupation et la consommation y étaient intenses. Les nombreux os d’animaux non fragmentés suggèrent un lieu où se tenaient des festins. La faible quantité d’outils et l’absence de grain carbonisé indiquent que les gens venaient là avec leur nourriture et leurs animaux uniquement à certains moments de l’année.

Stonehenge Hidden Landscapes, le “Superhenge”
En 2015, le Stonehenge Hidden Landscapes Project annonça qu’un relevé géophysique montrait l’existence d’un autre monument, un superhenge constitué de près de 90 pierres levées enterrées sous Durrington Walls. En août 2016, les fouilles dirigées par Mike Parker Pearson et de membres du Stonehenge Hidden Landscapes Project, révéla qu’il n’y a pas de pierres enterrées à Durrington Walls, mais un cercle d’énormes trous de poteaux, qui furent plus tard comblés.

Il y avait sûrement une relation directe entre Stonehenge et les cercles de poteaux de Durrington au 3e millénaire BC, relation qui s’articulait principalement sur le fleuve Avon. L’Avon coule vers le sud près du henge de Durrington, et méandre sur 2.5 km jusqu’à l’Avenue, qui court vers l’ouest sur 2km de la rive jusqu’à Stonehenge. Selon la théorie avancée par Mike Parker Pearson, ce morceau de fleuve était considéré comme un parcours processionnel le long duquel les défunts entraient dans le monde des esprits, n’atteignant Stonehenge qu’après s’être défaits de leurs enveloppes charnelles. Autrement dit, le cours du fleuve et les avenues attenantes étaient la scène sur laquelle se déroulait un des préoccupations majeures des gens : le voyage dans la mort et dans l’après-vie.

Les fouilles à Durrington Walls n’ont mis à jour que de rares restes humains et le site ne semble pas avoir été un endroit où les morts étaient inhumés. Toutefois, il se peut que leur voyage mortuaire ait débuté ici. Il est possible que les cercles de poteaux aient été des sites de festins funéraires, à partir desquels les morts faisaient route vers l’autre monde via le fleuve où ils subissaient une crémation, une excarnation, une immersion dans l’eau, ou étaient simplement laissés à la dérive. La plupart des habitants préhistoriques du Wessex n’étaient pas enterrés et on pense depuis longtemps que les corps des défunts étaient confiés aux cours d’eau.
Pour certains, ceux qui faisaient partie d’une élite ou d’une lignée royale, ce processus était complété par le transport de leurs restes via l’Avenue jusqu’à Stonehenge, où ils étaient transformés en ancêtres.

Sources : Sheffield University 1, Sheffield University 2, BBC, archaeology.su.se (pdf), theguardian.com, academia.edu, heritagedaily.com, Durrington Walls sur wikipedia (anglais), Bluestonehenge sur wikipedia (anglais)
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Documentaires sur Stonehenge

Force est de constater que ça fait un bon moment que je n’ai rien publié de « sérieux » sur ce blog. Pas grand chose de nouveau, ni d’exceptionnel dans ma vie spirituelle, les choses sont calmes. Du coup, pour combler un peu le vide, je mets ici le lien d’un documentaire vu récemment, documentaire qui fait un petit bilan sur les nouvelles découvertes concernant Stonehenge. Ça me permettra de l’avoir sous la main pour le regarder à nouveau et, peut-être, utiliser les informations pour un futur article (parce qu’il y a deux ou trois choses, au milieu des 50 minutes de reportage, qui ont fait réagir mon cerveau préhisto^^)

Et un deuxième, pour compléter un peu

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Un Peu de BuJo

Pour cell.eux que ça peut intéresser… Lire la suite

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Des News du Monde Miniature

Puisqu’il continue à titiller ma Muse.

Une cétoine dorée est venue s’y promener…

Une mini araignée y a tissé sa toile

Et j’ai ajouté quelques petites choses pour rendre ce mini-monde plus accueillant pour les lutins…

bin oui, mes lutins sont païens, ils font des rites au pied du menhir ^^

Et, juste pour donner une idée du boulot, deux photos de mes mimines, qui donnent l’échelle…

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Façade de l’Abri à Lutins

******** Article à épisodes (le plus récent en haut) *********

Épisode 4, 12 Geamhain (8 mai): Le gros oeuvre étant fait, place au délire miniature…

D’abord, il faut une échelle pour que les lutins puissent grimper.

Ensuite, il leur faut des outils pour travailler dans le jardin (participation du zomme pour la hache… je crois qu’il a attrapé le virus).

En fouillant dans ses caisses à outils, le zomme a trouvé des petites diodes qui font un super éclairage de chemin^^

Et puis le menhir ne pouvait pas ne pas attirer mon attention…

premier feu de camp ce matin, mais comme le vent a tout ravagé, j’ai fait une 2e version, collé cette fois, et avec un peu plus de mise en scène.

Épisode 3, 11 Geamhain: Gros amusement hier soir et ce matin pour la fabrication de la table et des deux gamelles… (c’est fou ce qu’on peut détourner quand on commence à penser miniature^^)

Et après le repas, je me suis lancée dans la mise en place du gros oeuvre : enlever le dallage existant et les escaliers, creuser pour enterrer les fondations de la façade, remettre du terreau devant et dessus, refaire les escaliers, le dallage et les petits détails… Bref, voici le résultat en images (certaines sont peut-être en doublon, il y a des endroits de mon jardin de lutins qui me plaisent particulièrement)

Épisode 2, 10 Geamhain: Le soleil a enfin montré le bout de son nez (entre 2 averses) alors j’ai pu me faire plaisir et faire une autre photo de mes loupiotes

L’aventure du jour a consisté à coller sur la structure les pierres et les 2 linteaux. Une première tentative à la colle à chaud pour les linteaux (en olivier, s’il vous plaît, on ne se moque pas des lutins^^) m’a vite persuadée de trouver une autre solution pour les pierres. Du coup, j’ai utilisé la pâte à texturer que j’utilise sur mes toiles (c’est bien solide quand c’est sec, ça permet des retouches et ça donne un petit côté crépi rustique qui va plutôt bien avec l’ensemble).

séchage en plein soleil

posée devant le pot pour l’impression d’ensemble

Lorsque le séchage a été suffisant pour retravailler dessus, je me suis attaquée à la loupiote de porte et à la fenêtre (et cette fois, la colle à chaud a été bien utile (pour fixer le tout à l’intérieur, et pour faire un joint un peu plus solide entre façade et toit, mais ça ne se voit pas)

Sur ma lancée, j’ai pyrogravé un plancher pour l’intérieur et écrit Bienvenue sur la petite pancarte faite il y a plusieurs jours (mais je ne l’ai pas photographiée aujourd’hui, vous la verrez au prochain épisode)

Épisode 1, 9 Geamhain: J’attaque la partie la plus délicate de mon jardin de lutins : transformer un banal pot en terre cuite en abri pour le petit peuple.
Après une première tentative qui s’est soldée par un échec et pas mal d’agacement, j’ai décidé de créer une structure en contreplaqué 2mm (encore un truc que j’avais en stock depuis l’échoppe). Mesures, découpes, un premier assemblage raté… Idée du zomme : utiliser une boîte de camembert pour faire l’arrondi du « toit »… 2e assemblage (vive la colle à bois, mais c’est long à sécher…) et couche d’acrylique noire pour que le fond ne soit pas trop visible une fois que les diverses décorations seront collées dessus.
Et enfin, cet après-midi, un peu de bricolage « montrable » (avec mes doigts pour l’échelle) :

L’étape suivante consistera à coller ceci :

(puzzle de pierres en négatif, sur du scotch pour retrouver qui va où)

sur cela :

 

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Loupiotes de Lutins

En cours de fabrication…

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Prononciation Irlandaise pour les Païens

La vidéo est en anglais, mais les noms en gaélique sont écrits. Super utile pour tenter de comprendre le lien graphie-phonie (désolée pour le côté très linguistique, déformation professionnelle^^)

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