Samhain, Halloween, et tout le toutim

Bon, le 31 octobre est passé. Tout le monde y a été de son petit baratin sur Hallowe’en, Halloween, Allô-Ouiiine, Samhain, Samain, Samaïn, et j’en passe. Année après année, on rabâche les mêmes choses, on ressort les mêmes clichés, et la vieille sorcière proto-celte que je suis est agacée, dépitée, blasée… mais têtue et (déformation professionnelle), ne peut pas s’empêcher de faire son « petit » (mouais, enfin, ça risque d’être un peu long quand même) cours sur la chose, histoire de savoir de quoi on parle… et d’éviter les sornettes et balivernes qu’on peut croiser sur la toile (et même aux zinfos, des fois).

Donc, au départ, il y a la fête de Samhain. C’est un mot qui signifie (peut-être) « fin d’été ». Le terme irlandais samhain (en gaélique samhuinn, en manx sauin) vient de l’irlandais ancien samain, composé de sam– « été » et (probablement) –fuin, « fin. »(etymonline). L’orthographe moderne Samhain se prononce plus ou moins sowinn, avec une emphase sur la première syllabe (rien à voir avec « sa main », ce serait trop simple… ). On retrouve un terme apparenté dans le calendrier de Coligny, qui comprend un mois nommé SAMON[IOS], mois au cours duquel se déroule ce qui semble être une fête automnale, trinux[tion] samo[nii], c’est-à-dire les “trois nuits de Samain.” (digitalmedievalist).

Comme déjà publié ici :

On lit un peu partout que Samhain est le “nouvel an celtique”, mais en fait cette affirmation ne remonte qu’au 19e siècle et n’a jamais été écrite dans les sources littéraires. C’est John Rhŷs qui a affirmé que Samhain était le premier jour de l’année celtique car, selon lui :
1- D’après César, les Celtes considéraient que les jours commençaient la nuit, donc il semblait logique que leurs saisons donnent l’avantage à l’hiver sur l’été.
2- Selon Le Glossaire de Cormac, le dernier mois de l’automne était le dernier mois de l’année.
3- Des pratiques divinatoires avaient lieu à Samhain, car il est logique que les gens veuillent savoir ce que leur réserve l’année à venir
4- Dans les coutumes irlandaises, un feu est allumé à Tlachtga à Samhainn, à partir duquel tous les foyers d’Irlande sont rallumés – un nouveau feu pour la nouvelle année.

Sauf que… César a écrit “Les Gaulois (…) comptent les périodes de temps non par le nombre de jours mais par le nombre de nuits”. Il n’y a aucune mention explicite du fait que la nouvelle année soit située au début de l’hiver et, de toutes façons, César n’est pas exactement une source fiable. Cormac dit “Fogamur est le nom du dernier mois d’automne”, point. Les autres fêtes sont aussi l’occasion de pratiques divinatoires, bien qu’il y ait une emphase à Samhain, effectivement. L’histoire des feux de Tlachtga a été racontée par Keating au 17e siècle, et sa fiabilité est douteuse car c’est la seule source qui en parle. Dans la littérature mythologique, il n’y a aucun texte qui affirme que Samhain était le début de l’année. Le seul indice est que c’est la fête dont on parle le plus. La Courtise d’Emer nomme clairement les fêtes et les saisons  : “Samain, quand l’été va se reposer, (…) Imbolc, quand on trait les brebis au début du printemps; (…) Beltine au début de l’été et (…) Brón Trogain, l’automne de la terre attristée.” Le fait que Samhain soit mentionné en premier peut laisser supposer qu’il s’agit du point de départ de l’année. Toutefois, plus loin dans le récit, on trouve : “Car deux divisions étaient anciennement faites dans l’année, l’été à partir de Beltaine, et l’hiver de Samuin à Beltaine”. Si l’on prend en compte le fait que les Tuatha Dé Danann, d’après les textes, sont arrivés en Irlande un ‘Lundi au début du mois de mai’, on peut aussi bien assumer que Bealtaine était considéré comme le début de l’année. Il n’y a pas donc aucune certitude quant au nouvel an celtique.Il y a un élément surnaturel à Samhain (comme pour tous les Quarter Days, périodes de transition entre les saisons), c’est un moment liminal où les portes entre ce monde et l’Autre Monde sont ouvertes. Les habitants de l’Autre Monde errent librement dans le monde physique et représentent un danger, selon la croyance populaire, contre lequel il est indispensable de se protéger si on doit absolument sortir. Une de ces protections consiste à se déguiser : porter un masque, noircir son visage ou prendre une tout autre identité, pour empêcher les esprits de savoir qui vous êtes.

Les défunts rendent visite à leurs familles, et il est habituel de laisser nourriture et boisson pour eux lorsqu’on va se coucher, et idéalement, aucune porte de la maison ne doit être verrouillée, afin qu’ils puissent entrer à leur guise.

Voilà pour Samhain (ou Samain en vieil irlandais, mais sans tréma).

Comment cette ancienne fête irlandaise est-elle devenue l’Halloween états-unienne (parce que l’Amérique, c’est un continent, pas un pays) ? Eh bien, les traditions  de Samhain ont tout simplement fait le voyage depuis l’Irlande dans les maigres bagages des émigrants partis s’installer, de gré ou de force, aux Etats-Unis d’Amérique. Après la Rébellion Irlandaise de 1641, le Royaume d’Angleterre a commencé à expatrier les Irlandais les plus gênants vers le Nouveau Monde, où ils étaient en servitude consentie, un contrat engageant l’immigrant à travailler gratuitement pour un colon britannique en échange du voyage, du gîte et du couvert (l’employeur pouvant lui interdire de se marier, le vendre à un autre employeur, et le faire emprisonner en cas de fuite). Une nouvelle vague d’émigration forcée a eu lieu après l’invasion de l’Irlande par Cromwell (1649–1653), mais l’exode le plus connu est celui qui a suivi la Grande Famine (1845-1849), suite à l’apparition du mildiou qui détruisit presque intégralement les cultures de pommes de terre. Bref, tous ces Irlandais expatriés ont perpétué les traditions folkloriques de leur terre natale. Avec le temps, le pourquoi du comment de ces traditions s’est perdu, pour ne laisser que les légumes transformés en lanternes (citrouilles du Nouveau Monde au lieu des navets de l’ancien), les déguisements et les choses qui font peur (tradition qui se perd un peu aux USA, puisque les enfants peuvent aussi bien se déguiser en princesses, super-héros et autres pirates, en plus des fantômes et sorcières).

Le mot Halloween, quant à lui, est d’origine anglaise. C’est une altération de All Hallows Even, qui signifie littéralement « la veille de tous les saints », c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de Toussaint. Hallow est une forme archaïque du mot anglais holy et signifie saint, et l’archaïsme even a donné evening, le soir, et eve, la veille. L’orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisée au Canada et au Royaume-Uni, e’en étant la contraction de even, devenue een.

Personnellement, je célèbre Samhain et le côté mouahaha d’Hallowe’en m’amuse, même si oui, c’est une fête commerciale (on parle des chrysanthèmes de Toussaint, des cartes, chocolats, cadeaux et réveillon de Noël, du réveillon du Jour de l’An, des cadeaux et repas de la Saint-Valentin, des fleurs et cadeaux de la Fête des Grands-Mères, des chocolats de Pâques, etc ? ) ; oui, ça vient des Etats-Unis (les chewing-gums et les jeans aussi… enfin les jeans, à la base, ça vient de France, un peu comme Samhain vient d’Irlande) ; oui, je sais que ce n’est pas une tradition française (et la corrida, on en parle ?)… Mais je m’en contrefiche, le grand débat annuel m’agace. Mais ce qui m’agace encore plus, c’est de voir des blogs/sites païens ressortir tous les ans les mêmes copiés-collés truffés d’âneries. Donc voilà, j’arrête là mon blabla, en espérant quand même que personne n’aura pris la mouche .

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Héliotrope d’Europe

L’Héliotrope d’Europe, ou Héliotrope commun (Heliotropium europaeum) est une espèce de la famille des Boraginacées, souvent appelée Herbe aux Verrues ou Herbe de St Fiacre.

Elle est assez répandue de l’Asie occidentale jusqu’au nord-ouest de l’Inde. Présente en Afrique du Nord et en Europe, elle a été introduite et s’est naturalisée dans de nombreux pays où elle pose parfois de sérieux problèmes dans les cultures (Etats-Unis et Australie par exemple).

C’est une plante thermophile, qui s’épanouit sur les sols chauds et secs, souvent pierreux. Caractéristique des sols laissés à nu pendant l’été, des friches et décombres, des bords de chemins, même sur les trottoirs et au pied des murs, elle prospère en période de sécheresse alors que les autres végétaux souffrent.

C’est une plante vivace assez basse (30 cm environ), au port large, dressé ou étalé. Sa croissance est rapide. C’est une herbacée rameuse aux tiges poilues, au système racinaire étalé, avec une racine principale pivotante.

Son feuillage caduc dégage une odeur fétide lorsqu’on le froisse. De couleur vert jade à vert de gris, pubescentes sur les deux faces, les feuilles mesurent 8 x 3cm. Elles sont pétiolées, alternes, ovales, obtuses à marge légèrement ondulée, avec des nervures convergentes prononcées.

L’héliotrope présente une floraison longue, de la fin du printemps à la fin de l’été (même jusqu’en novembre selon les régions). Les fleurs sont blanches (ou d’un blanc faiblement lavé de rose ou de lilas), à centre jaune, disposées en épis caractéristiques d’abord courts et enroulés (scorpioïdes) puis droits. Les minuscules fleurs (3 à 6mm) sont bisexuées, sessiles, à corolle tubulaire, avec 5 lobes arrondis dans un large calice velu.

Le fruit arrondi, formé de 4 carpelles fortement tuberculeux, est enchâssé dans le calice. Les petites graines (+-2mm) toxiques sont ovoïdes, verruqueuses, brun verdâtre à brun assez foncé. La multiplication s’effectue par semis spontané de graines projetées au loin, et par les insectes.

Cette plante contient dans son ensemble des alcaloïdes tels que la cynoglossine et l’héliotropine, toxiques à l’ingestion pour le foie et l’estomac.

Propriétés Médicinales

Depuis toujours réputée pour ses propriétés anti-verruqueuses, antiseptiques, antypyrétiques, cholagogues, fébrifuges et emménagogues, l’héliotrope pourrait également avoir des propriétés antitumorales.

Sources : WikipediaNature.jardin, Obs-banyuls, Sauvagesdupoitou

Propriétés Magiques

Plante associée au genre masculin, au Feu et au Soleil.
On l’utilise, fraîche ou séchée, pour le bannissement et dans des sachets de guérison.
Placée sous l’oreiller, l’héliotrope apporte des rêves prophétiques, notamment qui permettent de retrouver ce qui a été perdu. Pour devenir ‘invisible’, remplir un petit contenant d’héliotrope et le porter sur soi, afin que vos actions n’attirent pas l’attention. Dans le même ordre d’idées, plantée dans le jardin, elle détournera l’attention des voisins trop curieux.

Comme de nombreuses plantes solaires, elle est supposée attirer l’argent (placée dans la poche ou le portefeuille, ou comme ingrédient de sorts de prospérité). Ses vibrations hautes améliorent la clairvoyance, et on peut l’infuser dans de l’huile qui servira à oindre les outils divinatoires.
L’héliotrope récoltée en Août amplifie l’intention magique et a un effet retour (le bien ou le mal que vous faites vous est retourné)

Rappel : toutes les parties de la plante sont toxiques si elles sont ingérées.

Sources : phsevensWitchipedia
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Verveine

Verbena officinalis est l’espèce la plus connue du genre Verbena, qui comprend une centaine d’autres espèces.

La Verveine officinale ou Verveine sauvage est une herbacée annuelle ou vivace, parfois appelée Herbe sacrée, Veine de Vénus ou Herbe aux sorcières.

Vivace de 20 à 70 cm de haut, à racine fusiforme et jaunâtre, elle possède des tiges légèrement velues, quadrangulaires, cannelées alternativement sur deux faces opposées, dressées et ramifiées.

Les feuilles oblongues, vert foncé, découpées en lobes dentelés, inégaux, avec une pointe allongée, sont opposées ; celles du bas sont pétiolées.

La floraison, très fine, mauve, en épis terminaux grêles, a lieu de juin à septembre. Les fleurs sont petites, sessiles et disposées en longs épis filiformes lâches, disposés en panicule terminale.

Chaque fleur porte à la base une languette verte ou bractée de moins de 3 mm de long (plus courte que le calice). La corolle en entonnoir comporte un tube saillant, à limbe presque plan et à 5 lobes, presque égaux. Le fruit se compose de quatre akènes qui se séparent à maturité.

On trouve la verveine à l’état sauvage dans les friches vivaces, les prairies, sur le bord des chemins de campagne, dans toute l’Europe. La verveine officinale aime le plein soleil et prospère dans tous les sols bien drainés.

Usages folkloriques et historiques

Traditionnellement, les fleurs de verveine étaient portées sur soi lors de la bataille, et les maisons étaient aspergées d’une infusion de verveine pour tenir le malheur éloigné.  Dans les Iles Britanniques, on tenait de la verveine au-dessus des feux de Bealtaine pour protéger le bétail et on l’épandait sur les champs au solstice d’été pour les rendre plus fertiles. La verveine a aussi une longue histoire en tant que plante purificatrice. Chez les Romains, elle était placée sur les autels dédiés à Vénus et Diane. On dit que les Druides utilisaient la verveine pour la divination, la consécration et la purification des espaces sacrés, et la connexion avec l’Inframonde.

Usages Médicinaux

L’infusion de verveine aide à faire baisser les fièvres intermittentes. Elle est relaxante et peut aider en cas d’insomnie légère et de stress. Elle est bénéfique contre l’eczéma et autres éruptions cutanées, ainsi que pour détoxifier les reins et le foie par son action diurétique. Elle est également emménagogue et pourra soulager les troubles du cycles menstruel.

En externe, la verveine est utilisée en cataplasmes pour apaiser les rhumatismes et les blessures. Infusée dans du vin, elle servirait de répulsif contre les insectes.

Usages Magiques

Plante féminine, associée à Vénus et à la Terre. Bien qu’elle soit fréquemment associée au solstice d’été, la verveine est au pic de sa puissance en fin d’été. Dans le Hoodoo, on l’utilise pour faire de l’huile Van-Van : on met de la verveine dans une huile de base, on porte à ébullition et on filtre. Cette huile est utilisée pour fournir une protection magique, et pour nettoyer les énergies malfaisantes.

On utilise aussi la verveine, infusée dans de l’eau puis dans de l’huile, pour les charmes d’amour.

On peut l’utiliser dans le bain pour se protéger des mauvais sorts, la porter sur soi lors des travaux magiques, en répandre dans la maison pour la protéger et amener la paix.

Sources : Wikipédia (description botanique), Witchipedia, Herbalriot, Alchemy-works
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Samhain is coming…

Contre virus et microbes (à défaut de vents et marées), Samhain approche et, traditionnellement, c’est la période où l’on fait le bilan de l’année écoulée, histoire de voir un peu où on en est de sa spiritualité et de sa pratique.

Peu de surprises dans ce bilan, il n’y a pas eu de changement majeur dans ce que je suis et ce que je fais. Des hauts et des bas, des moments où le profane (vie personnelle et professionnelle) a laissé peu de temps pour le reste, mais je pense que c’est le cas pour beaucoup d’entre nous. J’ai été assez fainéante sur les lectures et les recherches cette année (j’ai utilisé mon temps libre pour créer, j’avoue), et celle qui vient risque d’être encore plus compliquée, avec un emploi du temps professionnel plus envahissant.

Côté purement spirituel, j’ai toujours du mal à m’astreindre à une routine (je crois que la routine, ce n’est vraiment pas pour moi). Certaines tâches « quotidiennes » qui ne mobilisent pas beaucoup de neurones (vaisselle, ménage, trajet voiture) sont l’occasion pour moi de diriger mes pensées vers les Dieux, et cet équilibre me va bien, même si, par moments, « On » me réclame du temps devant l’autel.

La Grande Reine m’a donné un certain nombre de combats à mener. Rien de grandiose, rien de transcendant, je n’ai pas l’étoffe d’un super-héros. Il n’empêche que ces tâches sont suffisamment importantes à ses yeux pour qu’elle me mette des bâtons dans les roues si je n’agis pas… dommage pour le libre-arbitre, n’est-ce pas ?

Je n’entrerai pas dans le détail du travail qui m’a été confié, par souci de confidentialité, puisque ça concerne des personnes extérieures à mon clan. Globalement, il s’agissait de libérer une personne (que j’appellerai Ondine) des griffes d’une perverse narcissique (surnommée Grise), ce qui ne s’est pas fait sans un grand nombre d’incidents. Ondine a réussi à fermer sa porte à Grise (et donc à ne plus être prise pour un libre-service alimentaire et financier, ni pour un hôtel-restaurant pour Grise-Junior 6 jours sur 7). Mais le souci avec les pervers narcissiques, c’est que quand on essaie de les contrer, ils deviennent agressifs. A l’heure actuelle, Ondine en est à un certain nombre de signalements à la mairie pour tenter de faire cesser les harcèlements (sms et appels téléphoniques, harcèlement à la sonnette, harcèlement scolaire des enfants d’Ondine par Grise-Junior, entre autres), un passage à la gendarmerie et j’en suis à 2 sorts de neutralisation, le 2e un peu plus ferme que le premier. Il faut aussi soutenir Ondine, qui se laisse facilement submerger par ses émotions (le signe de la Balance ne supporte vraiment pas les conflits), et protéger les enfants. Bref, c’est une petite guerre des nerfs qui se joue (en même temps, la Dame aux corbeaux est guerrière) dans notre petit village.

Autre combat de l’année, tout aussi quotidien, les nécessaires changements pour réduire l’impact écologique, et le travail  pédagogique qui va avec : tenter d’expliquer aux gens l’importance de chaque petit geste n’est pas de tout repos, mais parvenir à les faire modifier leurs habitudes est une grande victoire.

Enfin, sur un mode plus personnel, un gros travail de lâcher-prise a été nécessaire pour gérer le sentiment d’avoir un peu perdu quelqu’un qui a été très proche pendant des années, mais qui s’éloigne progressivement (et probablement sans en être consciente). Message personnel si tu passes par là : il n’y a aucun reproche là-dedans, juste un constat du travail de lâcher-prise qu’il m’a fallu faire (toujours du mal à gérer les « deuils »).

Voilà pour ce petit bilan. Il n’est pas extraordinaire mais il me permet de voir ce sur quoi je vais tenter de m’améliorer dans l’année qui vient.

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L’Automne est là… les microbes aussi

Aujourd’hui est le premier jour sans pluie depuis deux semaines, et ça fait 19 jours que je suis malade. La remplaçante de mon docteur a largement sous-estimé le premier virus de l’automne, surtout qu’avec la pluie, la petite « rhinopharyngite fébrile » a muté en trachéite (avec tous les désagréments habituels chez moi) qui est en train de virer en bronchite (trop lentement à mon goût).

Bref, j’ai fait quelques photos des cours d’eau en allant à la pharmacie, histoire de garder une trace, et cet après-midi, histoire d’encourager la météo à rester clémente, je suis allée promener McClane et mes microbes (j’espère en avoir éliminé quelques-uns grâce aux Esprits des Terres Rouges).

7 Cadal – 16 octobre : fin de l’épisode méditerranéen.

La Dame de Pierre est cachée dans les nuages…

Les olives, qui étaient toutes fripées jusqu’à maintenant, ont apprécié la pluie

Le Rieuberlou (décrue commencée) et un nuage qui est resté accroché aux arbres


Le Vernazobre (décrue commencée) et ci-dessous, une photo du même endroit en octobre mais sans épisode méditerranéen

10 Cadal – 19 octobre : promenade avec Mister Bibou…
… qui a fait plouf dans le ruisseau, bien sûr !


Premières feuilles de vigne aux couleurs de l’automne.

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Premières Brumes

Semaine longue et difficile… Peut-être faut-il y voir les effets cumulés du changement de saison (équinoxe dans la nuit de samedi à dimanche), de la Pleine Lune en Bélier (nuit de dimanche à lundi) et de la baisse des températures matinales (bonjour l’amplitude thermique, 10° le matin, 25° l’après-midi) qui, en plus de causer les premiers éternuements dans les classes, m’a offert le spectacle inspirant des premières brumes sur l’Orb…

Tôt le matin, à l’heure où il n’y a que peu de véhicules sur la route (les tracteurs se font plus rares, enfin…), je peux m’accorder quelques secondes d’inattention pour apprécier le paysage ou, comme hier matin, m’arrêter deux petites minutes près de l’Orb et remplir mes yeux et mon esprit de cette lumière scintillante, de cette liminarité magique, de ce voile qui adoucit les formes et les sons.

Une petite pause dans la course effrénée de la vie moderne, une minute ou deux où le temps s’arrête, où j’emplis mes poumons de cet air si particulier, où je sens sur ma peau la fraîcheur de ces infimes gouttelettes, comme si le fleuve étendait jusqu’à moi des doigts vaporeux. Instant magique de connexion avec l’Esprit du fleuve qui attend impatiemment que les pluies viennent à nouveau l’alimenter, le recharger, lui redonner vie.

Et dans la brume qui étincelle au frôlement d’un premier rayon de soleil, le bruissement feutré des ailes noires des choucas qui s’éveillent et s’agitent dans leurs nids… Il est temps de repartir et de rejoindre le monde des humains.

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Déjà l’Automne

Je viens de me rendre compte que je n’avais pas changé l’image d’entête du blog (alors que la lunaison d’Aedrinios a commencé le 10 septembre)… honte à moi, mais c’est chose faite.

La reprise du boulot, avec un emploi du temps « pourri », est très problématique au niveau logistique et organisation, et, contrainte et forcée, j’ai dû faire des choix et revoir certaines priorités . Au niveau de mon temps libre, le blog passe après la tribu, la maison, ma routine spirituelle et la peinture (à moins de réduire considérablement mon temps de sommeil et d’oublier ma santé, mais bon, je préfère éviter autant que possible… on verra ça quand les insomnies reviendront me rendre visite, après le changement d’heure, par exemple ).

Donc voilà, c’est déjà l’automne (sur le papier, parce que la météo est résolument estivale, à mon grand désespoir… : imaginez des salles de classe où il fait déjà plus de 25° à 8h du matin, où vous entassez 30 gamins, un prof et éventuellement une AVS ; ajoutez des températures qui dépassent allègrement les 35° à partir de midi, et vous comprendrez pourquoi j’envisage sérieusement une opération « lavage de voiture + nettoyage de vitres + danse de la pluie »), les vendanges ne sont pas encore terminées mais touchent à leur fin, et je n’ai rien de particulier à écrire ici (à part un peu de bavardage, histoire de publier quelque chose )… Même pas une photo des inules qui commencent à fleurir (le seul signe visible du changement de saison).

Vivement que la nature se mette au diapason du calendrier et que les couleurs automnales réveillent un peu mon inspiration sorcière (au cas où vous n’auriez pas encore capté l’info, la seule chose que j’aime l’été, ce sont les vacances… dès qu’il fait plus de 30°, ça court-circuite mon cerveau et je passe en mode « survie » ).

En attendant, je vous souhaite un beau début d’automne, avec quelques vieilles photos.

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