Avalon

Article pour le Pagan Blog Project du 11/01 (liste complète ici), publié le 23/01/13

Sources : wikipédia (fr), wikipedia (en), legend of King Arthur, Leila K. Norako, Vita Merlini, Lenny Valure

le-morte-darthurLe Morte d’Arthur, par James Archer

Etymology and Meaning of the name

The name is generally considered to be of Welsh origin (though an Old Cornish or Old Breton origin is also possible), derived from Old Welsh abal, apple, or aball, apple tree (Middle Welsh aval, avall;  Modern Welsh afal, afall). In Breton, apple is spelled aval and avaloù in plural. In Irish legends, the otherworld island home of Manannán mac Lir and Lugh is Emain Ablach (Old Irish Ablach, having apple trees, aball apple).

All are etymologically related to the Gaulish root *aballo- (as found in the place name Aballo/ Aballone, now Avallon in Burgundy or in the Italian surname Avallone) and are derived from a Common Celtic *abal- apple, which is related at the Proto-Indo-European level to English apple, German apfel, etc.

Étymologie et Signification du nom

On considère généralement que le nom est d’origine galloise (bien qu’une origine cornouaillaise ou bretonne soit possible), dérivé du gallois ancien abal, pomme, ou aball, pommier (gallois moyen aval, avall;  gallois moderne afal, afall). En Breton, pomme se dit aval et avaloù au pluriel. Dans les légendes irlandaises, l’île surnaturelle qui est la demeure de Manannán mac Lir et de Lugh est Emain Ablach (irlandais ancien Ablach, ayant des pommiers, aball pomme).

Tous sont parents, étymologiquement, avec la racine gauloise *aballo- (qu’on trouve dans le toponyme Aballo/ Aballone, de nos jours Avallon en Bourgogne, ou dans le patronyme italien Avallone), et proviennent du celte commun *abal- pomme, lui-même relié au niveau Proto-Indo-Européen, à l’anglais apple, à l’allemand apfel, etc.

Ancient sources

The first mention of the island of Avalon is the latin form insula Avalonis in Historia Regum Britanniae, written between 1135 and 1138 by Geoffrey of Monmouth. The writer tells us that after the battle of Camlan, mortally wounded while fighting against Mordret, Arthur was taken to this island.

In 1149 the Vita Merlini, or Life of Merlin is published. This manuscript is also attributed to Geoffrey of Monmouth (although Merlin is now a very different character from what he was in the Historia). The writer describes, again, the island of Avalon as the place where Arthur was brought after the battle of Camlan. It is to be noted that the name Avalon is not mentioned, the writer calls it Insula Pomorum, the island of the apple trees, called the Fortunate Isle, because it produces all things of itself; the fields there have no need of the ploughs of the farmers; of its own accord it produces grain and grapes, and apple trees grow in its woods. The ground produces everything instead of merely grass, and people live there a hundred years or more.

This name of Fortunate Island is heavily indebted to Isidore of Seville (6th century) when he describes the Canaries, or directly taken from Pomponius Mela (1st century BC) when he evokes the Fortunate islands, where the land produces of itself ever renewed fruit, and where the people are free from worry and live more happily than in the most flourishing cities.

Les sources anciennes

La première mention de l’île d’Avalon apparaît sous la forme latine insula Avalonis dans l’Historia Regum Britanniae écrite entre 1135 et 1138 par Geoffroy de Monmouth. L’auteur nous dit qu’après la bataille de Camlan, mortellement blessé en combattant Mordret, Arthur fut conduit sur cette île.

En 1149 fut publiée la Vita Merlini, ou Vie de Merlin. Ce manuscrit est aussi attribué à Geoffroy de Monmouth (bien que Merlin y prenne un caractère fort différent de celui que possédait le personnage dans l’Historia). L’auteur y décrit toujours l’île d’Avalon comme le lieu où fut conduit Arthur après la bataille de Camlan. Notons cependant que le nom Avalon n’y apparaît pas, l’auteur préférant parler de l’île des pommiers, appelée île Fortunée, parce que ses campagnes pour être fertiles n’ont pas besoin d’être sillonnées par le soc du laboureur ; sans culture et tout naturellement, elle produit de fécondes moissons, des raisins et des pommes sur ses arbres non taillés ; au lieu d’herbes son sol est couvert de toutes sortes de récoltes. On y vit plus de cent ans.

Ce nom d’île fortunée est probablement emprunté à Isidore de Séville (6e siècle) lorsqu’il décrit les îles Canaries, ou directement à Pomponius Mela (1er siècle après J.-C.) lorsque ce dernier évoque les îles Fortunées, où la terre produit sans culture des fruits sans cesse renaissants, et où les habitants, exempts d’inquiétude, coulent des jours plus heureux que dans les villes les plus florissantes.

The Nine Sisters

In Vita Merlini, the writer also describes the nine sisters who live on the island of Avalon : Nine sisters rule, by a pleasing set of laws, those who come to them from our country; she who is first among them is more skilled in the healing art, and excels her sisters in the beauty of her person ; Morgan is her name, and she has learned what useful properties all the herbs contain, so that she can cure sick bodies ; she also knows an art by which to change her shape, and to cleave the air on new wings like Daedalus; when she wishes she is at Brest, Chartres, or Pavia, and when she wills, she slips down from the air onto your shores. It is said that she has taught science to her sisters Moronœ, Mazœ, Gliten, Glitonea, Gliton, Tyronœ, Thiton et Tith[en].

These nine sisters are probably the nine priestesses mentioned by Pomponius Mela in his description of the île de Sein :

The isle of Sena, in the Brittanic Sea, opposite the coast of the Ossismi, is famous for its oracle; whose priestesses, sanctified by their perpetual virginity, are reportedly nine in number. They are called the ‘Galligende’ and they have been endowed with unique powers to stir up the seas, to turn into whatever animals they want, to cure what is incurable among other peoples and to know and predict the future – but that is revealed only those travelling to consult them.

Les Neuf Soeurs

Dans la Vita Merlini, l’auteur décrit aussi les fameuses habitantes de l’île d’Avalon : Neuf sœurs y soumettent à la loi du plaisir ceux qui vont de nos parages dans leur demeure ; la première excelle dans l’art de guérir et surpasse les autres en beauté ; Morgen, comme on l’appelle, enseigne ce que chaque plante a de vertus pour la guérison des maladies ; elle sait aussi changer de forme et, comme un nouveau Dédale, fendre l’air avec ses ailes et se transporter à Brest, à Chartres, à Paris, ou bien redescendre sur nos côtes. On dit qu’elle a enseigné les mathématiques à ses sœurs Moronœ, Mazœ, Gliten, Glitonea, Gliton, Tyronœ, Thiton et Tith[en].

Ces neuf sœurs sont probablement les neuf prêtresses qui sont évoquées par Pomponius Mela dans sa description de l’île de Sein :

L’île de Sein, située dans la mer Britannique, en face du pays des Osismes, est renommée par un oracle gaulois, dont les prêtresses, vouées à la virginité perpétuelle, sont au nombre de neuf. Elles sont appelées Gallicènes, et on leur attribue le pouvoir singulier de soulever les mers, de se métamorphoser en tels animaux que bon leur semble, de guérir des maux partout ailleurs regardés comme incurables, de connaître et de prédire l’avenir, faveurs qu’elles n’accordent néanmoins qu’à ceux qui viennent tout exprès dans leur île pour les consulter.

Around 1190, Avalon became associated with Glastonbury, when monks at Glastonbury Abbey claimed to have discovered the bones of Arthur and his queen. It is in the work of Gerald of Wales we find this connection made for the first time and it clearly draws on Geoffrey:

What is now known as Glastonbury was, in ancient times, called the Isle of Avalon. It is virtually an island, for it is completely surrounded by marshlands. In Welsh it is called Ynys Afallach, which means the Island of Apples and this fruit once grew in great abundance. After the Battle of Camlann, a noblewoman called Morgan, later the ruler and patroness of these parts as well as being a close blood-relation of King Arthur, carried him off to the island, now known as Glastonbury, so that his wounds could be cared for. Years ago the district had also been called Ynys Gutrin in Welsh, that is the Island of Glass, and from these words the invading Saxons later coined the place-name ‘Glastingebury’.

Autour de 1190, Avalon fut associée à  Glastonbury, lorsque les moines de l’Abbaye de Glastonbury effirmèrent avoir découvert les ossements du roi Arthur et de sa reine. C’est dans l’oeuvre de Giraud le Cambrien que l’on trouve cette connexion pour la première fois, et elle s’appuie clairement sur l’oeuvre de Geoffroy de Monmouth:

Celle qu’on nomme aujourd’hui Glastonbury fut, aux temps anciens, appelée l’Ile d’Avalon. C’est virtuellement une île, car elle est complètement entourée de marécages. En gallois elle est appelée Ynys Afallach, qui signifie l’île des pommes et ce fruit y poussait autrefois en abondance. Après la Bataille de Camlann, une noble femme nommée Morgane, plus tard la souveraine et patronne de ces lieux ainsi qu’une proche parente du Roi Arthur, le fit conduire sur l’île, aujourd’hui connue comme Glastonbury, pour que ses blessures y soient soignées. Il y a des années, la région était aussi appelée Ynys Gutrin en gallois, c’est-à-dire l’Ile de Verre, et les envahisseurs saxons transformèrent ensuite ces mots en ‘Glastingebury’.

Marion Zimmer Bradley

In modern literature, it is Marion Zimmer Bradley’s works that truly emphasize and draw the legendary Avalon out of earlier works, portraying the isle of Avalon as Glastonbury Abbey’s other world counterpart, separated from Glastonbury by a magical mist.  In one of her novels, Bradley explains how Avalon was once the same location as Glastonbury, but the Lady of Avalon decided to separate them, and at that moment, the Fairy Queen says:

It is done. Your isle lies between the world of men and Faerie.  If any would now seek Avalon, it will be the holy isle of the Nazarenes they will find, unless the have been taught the ancient magic.

Thus, in her novel The Mists of Avalon, set in Arthur’s time, Avalon is no longer the same as Glastonbury, though the places seem to overlap.

Marion Zimmer Bradley

Dans la littérature moderne, ce sont les oeuvres de Marion Zimmer Bradley qui ont véritablement remis l’accent et fait ressortir la légendaire Avalon des oeuvres plus anciennes, en décrivant l’île d’Avalon comme l’homologue surnaturelle de l’Abbaye de Glastonbury, séparée de Glastonbury par une brume magique.  Dans l’un de ses romans, Bradley explique qu’Avalon était autrefois le même endroit que Glastonbury, mais que la Dame d’Avalon décida de les séparer, et à ce moment de l’histoire, la Reine des Fées dit:

C’est fait. Votre île est entre le mondes des hommes et celui des Fées.  Si quelqu’un à présent cherche Avalon, il ne trouvera que l’île sainte des Nazaréens, à moins qu’on ne lui ait enseigné la magie ancienne.

Ainsi, dans son roman Les Brumes d’Avalon, qui se déroule à l’époque d’Arthur, Avalon n’est plus le même lieu que Glastonbury, bien que les deux endroits occupent la même localisation.

Burne-Jones2The Last Sleep of Arthur in Avalon, par Edward Burne-Jones

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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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