Saining

Le sain, sian ou seun est un charme dont le but est de protéger un objet, un endroit ou une personne, et d’assurer la santé et la prospérité de la personne ou de la maisonnée, ou l’abondance des cultures et de la chasse/pêche. Il fait partie des rites associés aux fêtes saisonnières. Le sain assure alors la protection jusqu’à la fête suivante. Campbell note que de tels charmes étaient aussi pratiqués sur les vaches et les moutons pour la nuit, et que des sains étaient donnés pour les hommes qui étaient en mer, ou sur le point de partir à la guerre.

saining2La pratique de faire entrer du sorbier dans la maison aux fêtes saisonnières est un exemple de saining. Dans certaines régions, c’est de l’aulne ou du genévrier qui étaient utilisés (ce qui était disponible). Une branche de sorbier était mise sur le fumier / compost, et de petites croix à branches égales (faites de branches de sorbier autour desquelles on enroulait du fil rouge) étaient placées au dessus des portes et fenêtres. Les croix de Lá Fhéile Bríde (Imbolc) et de Samhain avaient le même but. Des branches de sorbier ou de genévrier pouvaient aussi être attachées aux queues des vaches pour les protéger, ou bien des rubans / fils rouges ou bleus. Il était aussi traditionnel de pratiquer le sain sur les linteaux et murs des maisons, sur l’équipement, les gens et le bétail avec de ‘l’eau magique’ ou même de l’urine, en utilisant une paille appelée sop seile. Le sens horaire (deiseil, prononcé /tièshel/) était un élément important du rituel. L’eau magique était de l’eau qui avait été mise en contact avec de l’or ou de l’argent, ou mélangée à de la salive.

source : Tairis

Rituel de Saining

Aller au foyer ou à ce qui vous sert de centre de la maison (autel par ex). Dans un peu d’eau de Bealtaine, ou d’eau de source, déposer de l’or ou de l’argent en disant :

Toradh, airgead, uisge, (prononcé « toreuH, airéGèt, oushkeu »)
Bénédiction des dieux et des non dieux sur cette eau.

Plonger les doigts dans l’eau et s’en asperger en disant :

Bouclier des dieux quand je me couche,
Bénédiction des dieux quand je me lève,
Bénédiction de ma main et de mon oeil,
[mouiller le front et les mains]
Protection de la famille.

S’il y a plusieurs personnes, répéter pour chacune. Ensuite, faire le tour (deiseil) des pièces de la maison en aspergeant d’eau les seuils et les fenêtres, en répétant chaque fois :

(Bríd), protège cette maison et cette maisonnée,
(Bríd), bénis tout ce qu’elle contient,
(Bríd), protège cette famille de l’oeil et de l’envie,
De la pauvreté et de la maladie.

Retourner au foyer (autel), l’asperger d’eau (ou faire le tour extérieur de la maison si c’est possible, toujours deiseil), en disant :

Dieux, bénissez la maison
Du terrain à la demeure
De la poutre au mur
D’un bout à l’autre
Du faîte au sous-sol
De la solive à la poutre maîtresse
Entre les fondations et le sommet
Les fondations et le sommet

Source : Tairis

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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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