Pierres dans le folklore écossais

Je traduis ici une partie de discussion postée par Annie Loughlin sur le groupe Facebook Gaelic Polytheism :

Il existe des charmes appartenant à certaines familles écossaises – faits de quartz clair poli, habituellement (certains exemples sont jaune-orangé) – qui sont assocés à la guérison. Le charme était plongé dans l’eau pour y communiquer ses propriétés, pendant que certaines prières étaient dites.

Des pierres de quartz blanc lisse sont une offrande traditionnelle que l’on peut ajouter à un cairn.

L’ambre et le corail rouge ont tous deux des qualités protectrices. Des perles d’ambre étaient mises au cou des bébés pour les protéger du mauvais oeil, ou pour empêcher qu’ils soient volés et remplacés par un changeling – ce n’est pas quelque chose qu’on voit beaucoup de nos jours à cause du risque qu’il y a à mettre quelque chose autour du cou d’un bébé.

Les pointes de flèches en silex protègent du « tir des elfes » – ce sont des pointes de flèches néolithiques qu’on trouve au sol, pas des fausses pointes qu’on fabrique soi même. De la même façon, au moins quelques unes des « perles de vipères » sont probablement de vieilles perles de verre, vieilles d’un bon millier d’années.

Du coup, je suis allée faire un tour sur le site donné en lien : electricscotland et j’y ai trouvé quelques informations supplémentaires.

Dans plusieurs régions d’Europe, et plus particulièrement en Angleterre, des sphères de cristal de roche ont été découvertes, pour la plupart en lien avec des sépultures de l’Age de Fer. Nombre de ces sphères étaient serties dans de fines bandes de métal, principalement de l’argent, parfois de l’or ou du bronze. Les archéologues pensaient que les sphères étaient utilisées dans un but magique, mais l’opinion générale à présent est qu’elles étaient mises comme bijoux sur les personnes. A une époque plus tardive, cependant, l’utilisation de sphères de cristal à des fins magiques semble être courante en Angleterre. En Écosse le cristal de roche a été précocement utilisé dans la décoration d’un certain nombre d’objets, mais, à l’exception des pratiques superstitieuses associées aux sphères, il n’y a pas de référence à l’utilisation du cristal à des fins magiques. Lhwyd mentionne l’utilisation des sphères de cristal chez les Highlanders, et dit qu’elles étaient tenues « en haute estime pour soigner le bétail; et certains, le jour de Mai, les mettaient dans un baquet d’eau, et aspergeaient tout leur bétail avec l’eau pour empêcher qu’il ne soit frappé par les elfes, ensorcelé, etc. »

Le Dr Anderson suggère qu’avant d’être utilisées comme pierres de guérison, les sphères de cristal trouvées en Écosse avaient pu être utilisées comme vexilla, et portées pendant les batailles pour assurer la victoire. Cela ne paraît pas improbable, et semble confirmé par le récit traditionnel de Clach-na-Bratach, et par le nom donné à la sphère de cristal de roche de Glenlyon. Le récit a sans doute été écrit bien après que les faits soient devenus tradition, et peut-être faut-il simplement y voir un récit de la découverte de la sphère dans une tombe et de son utilisation ultérieure comme vexillum ou étendard porté par le clan à la bataille pour s’assurer la victoire. D’après Pennant, la sphère de Glenlyon était appelée « Clach Bhuai, ou Pierre Puissante, » mais il est vraisemblable que le nom ait été Clach Buaidh, ou « Pierre de Victoire. »

cyristals

La Clach-Dearg, ou Pierre de Ardvoirlich, était tenue en haute estime, notamment pour les maladies du bétail, les gens venant de loin pour obtenir de l’eau où elle avait été trempée. La Clach-na-Bratach, ou Pierre de l’Étendard, est une sphère non montée d’environ 5cm de diamètre, et il est dit qu’elle appartient au Clan Donnachaidh depuis l’an 1315.

Mare-Stanes

Mare_staneLa croyance selon laquelle les cauchemars étaient créés par une vieille sorcière ou une ogresse appelée « Mara », qui marchait sur une personne pendant son sommeil, était courante et n’est que depuis peu oubliée en Écosse. La Mara avait aussi l’habitude de sortir les chevaux de leur étable et de les chevaucher pendant la nuit; les laissant couverts de sueur et hirsutes. Une pierre « auto-perforée », ou naturellement percée, connue sous le nom de « pierre-à-sorcière » en Angleterre et “mare-stane” en Écosse, suspendue près du lit ou dans l’étable, suffisait à éloigner la Mara.

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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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