Hiver

Une petite suite à l’article précédent (puisque la Muse des mots a du mal, ce weekend). J’imagine que, pour ceux qui suivent ce blog depuis quelque temps, les photos et leur petit préambule a dû soulever quelques interrogations : puisque je ne célèbre pas les solstices et les équinoxes, pourquoi décorer mon autel avec des guirlandes et tout le toutim ?

La réponse est simple : ce n’est pas parce que je ne fais pas une célébration rituelle que je ne marque pas le cycle du soleil. Le solstice d’hiver est un moment que j’affectionne particulièrement pour plusieurs raisons.

La première (et la plus profane) est qu’en général, les vacances d’hiver ne sont pas loin et, habituellement, elles sont plus que nécessaires après les premiers microbes et virus de l’automne (cette année n’a pas dérogé à la règle : la fatigue a eu raison de mes défenses immunitaires et j’ai enchaîné une grippe et une bronchite – qui n’est pas totalement guérie, d’ailleurs).

La deuxième raison de mon affection pour le solstice d’hiver est que c’est le tournant à partie duquel les jours rallongent. Nous sommes ainsi faits que le manque de lumière finit par jouer sur notre moral, et le solstice d’hiver, par sa promesse de journées plus longues, a un effet « coup de fouet »qui permet de chasser les pensées moroses.

papierrocher

papier-rocher

La troisième raison, liée à la deuxième, est que c’est « la tradition », à cette période de l’année, de mettre de la lumière partout : les choses qui brillent, clignotent, scintillent nous entourent de toutes parts au quotidien, et il est difficile de ne pas se laisser gagner par le côté bling-bling des fêtes de fin d’année. Une tradition chrétienne, certes, que celle de Noël, mais après tout, c’est une tradition que mes ancêtres ont suivie : mon arrière-grand-mère, qui était très très chrétienne (je crois l’avoir déjà dit), tenait absolument à ce que la crèche soit faite pour chaque Noël (au-delà de l’aspect religieux qui me passait très loin au-dessus de la tête à l’époque, j’adorais créer la grotte avec le papier-rocher, y placer les santons et tous les éléments de décor qui allaient avec), et que le sapin soit dignement décoré. Je ne fais plus de sapin depuis que Mister Sherkan a détruit la majeure partie de mes décorations, mais j’ai très longtemps perpétué cette tradition, en la détournant un peu, certes. Et c’est pour ça que je ne pouvais pas ne pas décorer mon autel des Ancêtres : à travers ces guirlandes, je leur rends hommage.

La quatrième raison est liée à la lumière elle aussi, et à de très lointains Ancêtres spirituels. A ce moment précis de l’année, mon esprit s’évade et va se réfugier tout au fond du tumulus de newgrangeNewgrange pour y attendre ce rayon de soleil qui, depuis des millénaires, pénètre dans l’obscurité de la caverne (même si l’inclinaison de la Terre fait que, de nos jours, Newgrange n’est plus parfaitement « accordé »). Comment pourrais-je oublier que, quelques 5000 ans en arrière, des gens ont fait autant d’efforts, autant de calculs, pour marquer dans la pierre l’instant précis du lever de soleil du solstice d’hiver ? Quand on pense aux moyens techniques limités dont ils disposaient, on comprend à quel point cet événement astronomique avait un sens profond. Alors, à travers le « bling-bling » des guirlandes et des paillettes que je mets sur mes autels pour le solstice, je leur rends hommage.

J’ai profité de l’occasion pour faire un petit travail magique pour que la lumière (avec l’aide de quelques p’tites plantes choisies tout spécialement) parvienne à chasser mon élevage ostréicole intra-pulmonaire (l’expression est de Lyra, elle n’est certes pas glamour, mais elle est tellement adaptée que je ne résiste pas rit). Je compte le renouveler à la Lune Noire du 1er janvier, histoire de demander à la Dame sombre la force de traverser l’hiver sans trop de dégâts côté santé.

Voili voilà, vous savez tout…

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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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2 commentaires pour Hiver

  1. lyraceoltoir dit :

    Toi aussi tu fais des huîtres ? A Noël, tu me diras, c’est approprié XD

    Profite bien de tes vacances, je suis en pleine grippe moi aussi, je compatis !

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