Les Limites de la Vulgarisation

Je suis tombée l’autre jour sur l’article coup de gueule de Rapha (Siùlòir Aisling) et j’ai eu l’impression de me retrouver projetée plusieurs années en arrière, au temps où j’administrais encore le forum Wicca et Esotérisme et où, moi aussi, je m’insurgeais contre ces « plus jeunes » qui exigeaient un «package all inclusive» sur un thème donné, une vérité absolue et complète sur le sujet en question, prête à l’emploi et avec, s’il vous plaît, une notice simple et détaillée.

Alors, effectivement, je pense qu’il y a une grande partie de consumérisme, et que l’idée qu’on peut tout obtenir « tout cuit » est relativement répandue chez les jeunes, que ce soit dans le domaine éso/spirituel ou dans la vie de tous les jours (le côté prof qui parle, là, des nombreux « mais madaaaaame, pourquoi tout le monde parle pas français ? » entendus au cours de ma carrière, avec en sous-entendu « pourquoi faut-il travailler pour obtenir quelque chose ? »).

Oui, le consumérisme tue dans l’oeuf la valeur de l’effort et la satisfaction qu’on a lorsque, à force de travail, on parvient au résultat pour lequel on s’est battu. Une part du problème vient sans doute du fait que « nous vivons dans une société qui s’est construite sur la consommation, dans laquelle tout tourne de plus en plus autour du fait de consommer plus et plus vite ». Certes, notre société nous pousse à courir après le temps, à aller toujours plus vite, à cliquer, zapper, cliquer, zapper sans réfléchir. Mais je pense qu’il y a d’autres facteurs qui font que cette tendance prévaut chez les néophytes (qu’ils soient jeunes ou moins jeunes) dans le domaine bien particulier de la spiritualité. Et il me semble que, parmi ces facteurs, la palme revient au nombre faramineux de textes (qu’ils soient écrits ou sous forme de vidéos) de vulgarisation. Je pense qu’actuellement, un néophyte qui veut avoir des informations sur « comment former un cercle« , « comment purifier son espace de travail » ou « les outils rituels de base » a largement l’embarras du choix en posant simplement la question sur un moteur de recherche. Du coup, forcément, si ce néophyte pose la question à quelqu’un qui lui semble plus « calé », c’est peut-être parce qu’il ou elle a déjà effectué ses premières recherches et qu’il veut des réponses un peu plus élaborées.

La difficulté, dans nos spiritualités, c’est que, bien souvent, les gens qui écrivent (ou font des vidéos) ont tendance à répéter inlassablement les mêmes bases « établies », et n’osent pas ou ne veulent pas aller au delà parce que, du côté des sources, il y a un grand vide entre le B.A.BA et le traité philosophico-mystico-théologien.

Par ailleurs, le fait que nos spiritualités soient souvent faites de ressenti, de vécu, d’expérimenté (qu’on appelle ça Mystères ou UPG, cela fait intervenir une part importante de subjectivité et/ou d’intime qui ne peut pas être partagée aisément) est un autre écueil important. Les blogueurs/forumeurs/youtubeurs païens (au sens large du terme, même s’il est imparfait), craignent souvent l’effet « gourou » et s’arrachent les cheveux lorsque leurs fans veulent tout tout tout savoir de leur pratique personnelle. Ça fait partie des inconvénients du « métier », lorsqu’on devient une personne publique, même à petite échelle. (Là aussi, je fais le rapprochement avec le fait d’être prof et les questions parfois sacrément indiscrètes de certains élèves et/ou parents, sans parler des inspections de chariot au supermarché, ni des « conseils de classe au rayon PQ »).

Peut-être, aussi, devrait-on s’interroger sur la distinction que l’on fait (ou pas) entre spiritualité et magie/sorcellerie ? Parce que les néophytes qui posent des questions aux blogueurs/forumeurs/youtubeurs ne sont pas peut-être pas prêts à emprunter le chemin de la spiritualité, parce qu’ils sont peut-être, tout simplement, à la recherche d’une formule magique qui résoudrait tous leurs problèmes (qui n’en a pas rêvé ?), parce qu’ils sont sans doute (pour les plus jeunes) à la recherche d’eux-mêmes, de leur propre identité, et que cette recherche peut prendre la forme d’une « rébellion » par rapport à leur environnement proche (dit celle qui a grandi entre des parents athées et une arrière-grand-mère catholique bigote qui donnait des coups de canne sur la table si, par malheur, je tenais mon crayon avec la « main du diable »).

Pour en revenir au titre de mon article, je crois vraiment qu’il faudrait s’interroger sur les limites de la vulgarisation en matière de spiritualité et/ou pratique. Est-ce qu’un énième article sur le cercle magique est bien nécessaire ? Est-ce que répéter encore une fois (malgré les 28 pages de liens Google) que l’athamé est un outil rituNuageel est vraiment utile ? Est-ce que, quelque part, inconsciemment, il n’y a pas, justement, ce petit côté gourou dont on se défend ? Est-ce que faire uniquement des articles/vidéos de vulgarisation qui reprennent les bases encore et encore n’est pas une forme d’arrogance, parce que c’est facile et que « pfff, ces néophytes sont vraiment trop ignares » ? Je crois sincèrement que trop de « bases » et trop de vulgarisation finissent par nuire, parce qu’il y a un moment où le/la néophyte en a marre qu’on lui répète que B+A=BA, et qu’il/elle finit par zapper toutes les bases et à vouloir un package clé en main…

Qu’en pensez-vous ?

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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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10 commentaires pour Les Limites de la Vulgarisation

  1. chatporon dit :

    Salutations ! Clairement un article intéressant, qui fait écho à d’autres choses que j’avais croisées sur des plateformes anglophones. Ceci étant, il me semble qu’il faut différencier les choses magiques des choses religieuses (ou, pour reprendre les termes canons du néopagansme, l’ésotérisme et l’exotérisme). En matière ésotérique, l’idée de donner des formules clés en main va à l’encontre même de la notion de Mystère et est difficilement justifiable. En matière d’exotérisme, au contraire, c’est plutôt une bonne chose qu’un savoir soit accessible. Et, dans les deux cas, pour quelqu’un qui pratique une religion traditionnelle (particulièrement en matière celtique, mais ça marche aussi chez les Germains) la quantité non seulement d’inventions ou d’hypothèses personnels, mais même d’impostures et de sornettes, est impressionnante. Redire pour la 23ème fois certaines choses basiques est loin d’être inutile, c’est même presque un acte de salubrité publique quand les sottises, elles, ont été répétées, rebloguées, déformées, à 6534 reprises un peu partout et trustent les résultats google. En matière de religion celtique, par exemple, ton blog est un des rares francophones à avoir une approche reconstructionniste cohérente.

    • Merci pour ton commentaire =) C’est certain qu’il n’est pas inutile de répéter les choses, mon questionnement était plutôt par rapport aux demandes de « solutions clé en main ». Peut-être réfléchir à l’équilibre entre le basique et le plus « consistant » ? Je ne sais pas, je m’interroge encore quand je vois que, près de 5 ans après m’être retirée du forum que j’administrais, le même souci récurrent persiste…

  2. Siù dit :

    Avant d’entrer dan le vif du pavé… euh, du sujet : je ne sais pas si mon article était un coup de gueule, je ne me suis pas vraiment posé la question en fait ^^

    C’est amusant, mon père est prof et a la même expérience que toi avec ses élèves mais aussi avec une majorité de parents, du coup, ton article m’a fait me poser la question de l’âge réel de mon audience, parce qu’au final, dans les mails qui me font grincer des dents, seul un tiers des gens environ donnent leur âge, souvent les plus jeune.
    Et j’ai eu la petite surprise de découvrir que la vaste majorité des gens qui regardent mes vidéos sont au moins majeurs ! Donc, en effet, on ne peut pas limiter cette démarches aux « jeunes ».
    Mon expérience avec la vulgarisation est double :
    1) quand j’ai découvert le web éso-païen, j’avais déjà une pratique païenne propre, qui ne se basait pas spécialement sur un livre ou un autre. J’étais jeune, je me suis collé une étiquette pendant quelques temps et j’ai lu et relu les mêmes trucs de base, à différentes sauces. J’ai rapidement saturé, frustrée de ne pas trouver cet intermédiaire que je cherchais tant. Ce moment charnière est, à mon avis clé, soit on envoie tout balader, soit on réalise que pour aller plus loin, il faut sauter dans le grand bain de la pratique. Parce qu’après tout, quand on parle de spiritualité, la théorie a ses limites, c’est avant tout un domaine fait d’expériences. Je patouillais déjà dans la sorcellerie depuis un moment, j’ai donc plongé et, comme disent les anglais, le reste, c’est de l’Histoire !
    2) En tant que blogueuse, vlogueuse on me pose pas mal de questions, et celles qui reviennent le plus, sont des demandent qui touchent vraiment à la base. Et comme j’aime bien faire plaisir à mon audience, ce sont des sujets que je traite. Je me suis posé la question de pourquoi ? Pourquoi les gens veulent-ils mon avis ? Et une abonnée y a répondu en me disant qu’elle aimait bien ce que je donnais à voir sur le net et que du coup, elle accordait plus d’importance à mon avis qu’à un site lambda. Je pense que le « truc » se situe dans l’aspect relationnel, on regarde/lis quelqu’un et on développe une certaine relation avec lui/elle, une relation qu’on a peut-être pas la possibilité de développer IRL. Cela m’a fait penser au fait que j’accorde spontanément plus de crédit/d’importance à ce que disent les gens que je connais, dont je connais le travail plutôt qu’aux propos de parfait inconnus. C’est une facette de l’esprit critique, quand on a lu, relu, fait des recherches sur une personne et son travail et qu’on a « validé » ses thèses par rapport à notre expérience, on a un a priori positif. Comme quand on apprend avec plaisir le cours d’un prof qu’on aime alors que ce même cours refuse de rentrer quand on ne peut pas encadrer la personne qui le dispense.

    Tu parles de vide entre le 101 et les trucs super calés. Je suis tout à fait d’accord avec ton analyse sur le fait que comme c’est expérientiel, il est difficile de le partager. J’étudie ce qu’a fait Crowley (Tarot de Thoth, Thelema tous ça tout ça), plus d’un point de vue académique que pratique dès que cela sort du cadre du tarot. C’est quelque chose d’ultra intéressant pour aborder le Thoth et je suivait une chaîne qui a fermé depuis et qui représentait à mes yeux cet intermédiaire. C’est rare et il faut beaucoup de motivation pour produire ce type de contenu !
    Pour moi, c’est principalement une question de recul. Parler des bases, c’est facile puisque j’ai plusieurs années de recul, l’aspect pratique, rituel au quotidien par contre, c’est justement, mon quotidien, cela fait partie de moi et de fait, c’est plus complexe à aborder. Je me suis rendu compte aussi que c’est un problème que j’ai moins avec le tarot, sans doute parce que comme il y a un système commun, certaines bases de travail sont posée et permettent de prendre du recul plus rapidement ? C’est principalement pour cette raison que je refuse de partager mes rituels en vidéo, et aussi parce que le fait de les filmer, de se savoir filmé porte, pour moi, atteinte au sacré (ce n’est plus seulement un moment que je dédie à mes dieux, il est aussi « offert » au reste du monde et cela en diminue pour moi la valeur première).
    Je vais juste conclure mon commentaire avec une remarque sur la peur de la gouroutisation chez les « personnalités publiques » (plus ou moins connues) du net païen. J’ai à la base une formation juridique et je confirme que cela influe sur ma façon de traiter les sujets que j’aborde. Déjà parce que je ne souhaite pas être considérée comme un gourou/une secte avec toutes les conséquences juridiques que cela entraîne, mais surtout parce que je ne veux pas être un gourou, je ne partage pas sur le net pour que l’on me vénère, c’est tout sauf ma vocation. Ce que je veux, c’est offrir un contenu qui soit l’un des points de départ d’une réflexion indépendante et responsable des personnes qui me lisent. C’est vachement pompeux dit comme ça, mais je me vois mal en Rael païen ^^ (pourtant, c’est beaucoup plus simple ^^)

    PS: pour ma part, j’ai principalement trouvé mon « intermédiaire » dans les publications universitaires plutôt que chez les auteurs éso, c’est principalement dû à la démarche je pense 🙂

    • Je copcolle icila réponse que je t’ai faite sur News et Liens Païens :
      J’aime ton com-pavé 🙂 Comme je l’ai dit (je crois), ce qui m’a interpelée dans ton article, c’est le fait que j’ai eu, à un moment donné, le même genre de souci avec une foultitude de jeunes et de moins jeunes qui me faisaient le même type de demandes. J’ai quitté l’admin du forum que j’avais créé en grande partie parce que ces demandes me posaient quelques problèmes (avec en tête de liste ma « gouroutophobie » ^^). Et voir que les mêmes demandes « tout-tout de suite » et « tout-tout-tout comme toi » sont toujours d’actualité plus de 5 ans après, ça m’a vraiment étonnée, choquée même.
      D’où le questionnement sur la répétition des bases et le niveau intermédiaire manquant. Effectivement, après le B.A.-BA, il y a le saut dans le grand bain, comme tu dis, et une bonne part de ce saut n’est pas « partageable », pour des raisons de vie privée et de vie sacrée, comme tu le mentionnes (d’ailleurs la raison pour laquelle je précise souvent que les photos de mon autel que je publie sont des mises en scène et pas prises pendant que je pratique 😉 .
      Bref, pour conclure, un grand merci pour les questionnements que ton article a suscités, et un grand merci pour cet échange, que je trouve particulièrement intéressant. ^_^

  3. Ping : Spiritualité, société de consommation & « consommateurs du spirituel » – Siùlòir Aisling

  4. Je suis d’accord avec toi (et très fine réflexion, bravo 😀 !).
    La richesse d’une sorcière vient de son caractère unique, personnel, son parcours et sa manière de faire, qui peut être proche ou similaire à ce que quelqu’un va expérimenter ou vouloir apprendre 🙂 !
    Les bases, y’a les bouquins pour ça, sérieusement.
    Et les bases, moi, m’ont toujours gêné, limite freinée dans mon développement spirituel.
    Un exemple : parce que je me taraudais scolairement sur l’importance (vitale !) d’un écartement minimal entre la bougie du dieu et de la déesse sur son autel (oui oui, car il EXISTE des autel-type avec le « il faut… » etc.), bin le bougeoir qui m’avait fait tilté dans une brocante s’est vu augmenté son prix, juste parce que j’hésitais. Et ça a été un enseignement fondateur !!! « arrête de vouloir faire comme les autres, tu le paieras plus cher !!! » –> « Suis tes instincts et ton coeur, avant tout ! Sois spontanée ! » ^^

    Dès la création de mon blog, et parce que je connais l’écueil que c’est de se sentir « obligée de » dans la démarche artistique/créative et surtout magique, je me suis efforcée de rester dans MON vécu, car c’est mon vécu (pour moi), mes galères surtout !, qui est ma richesse de sorcière, même si je ‘patronise’ parfois et que j’explique des trucs, c’est des trucs que j’ai compris par moi-même en faisant. En vivant ma sorcière. En recevant des enseignements que moi seule peut transmettre et matérialiser à mon tour pour toucher certaines personnes. Avoir conscience de participer ainsi au cycle de transmission générationnel qui est le propos de la sorcellerie selon moi ^^. Une transmission humaine individuelle, saine, issue de l’expérience, de vécu magique ^^.

    Et je suis trop jouasse parce qu’une femme est venue me voir en commentaire de blog en me demandant si elle pouvait recevoir mon enseignement, et franchement… c’est génial 😀 ! Je lui ai même proposé de se parler sur skype directement, car au final la sorcellerie-sorcière est une transmission orale ^^…
    Ce que je peux lui transmettre, même au travers de ces bases, c’est ma manière personnelle de comprendre les choses et de lui ouvrir son cadre de pensée, notamment en magie :)… c’est super chouette 😀 !

    J’arrête le blabla ahahahaha !
    Merci pour cette réflexion ^_^, des bisous à toi :*

    😛

  5. Avelliana dit :

    Bonsoir, j’ai lu ton article, ainsi que celui de Siù, et j’en partage totalement les réflexions. Particulièrement lorsque tu évoques le trou béant entre les bases, que l’on peut facilement, trop facilement trouver partout (ce qui me fait demander si la vulgarisation est finalement un bien en ce sens…) et … la suite : car avant d’arriver (si c’est bien le but) au top de la connaissance des mystères, il y a tout ce cheminement, qui est finalement le plus difficile : car débuter, au final, n’est pas si difficile, c’est persévérer, approfondir qui est le plus dur dans la spiritualité (je te rejoins sur la différenciation spiritualité/sorcellerie). Si en ce qui me concerne cela m’a perturbée pendant mes « débuts », j’en arrive à me dire maintenant, que c’est une nécessité que de faire l’effort de recherche, de pratiques, de combler ce « trou » par soi même, pour d’une part arriver à avancer, mais aussi être certain de vouloir/pouvoir suivre avec persévérance cette voie qui peut être un chemin de galère par moment. Merci pour ce partage.

  6. becido dit :

    Bonjour à toutes et à tous.
    De retour d’un voyage professionnel je lis seulement ce post, quelques jours après sa parution. Et c’est heureux, car à la qualité de l’article original s’est ajoutée la qualité des interventions. Merci.
    Oui, bien sûr, je suis globalement d’accord avec ce que vous développez ici, surtout avec la notion d’expérience personnelle, et donc unique, que sont nos voies. J’ai toujours été fasciné comment des gens comme nous, malgré nos différences, parfois très importantes, ressentions « quelque chose de commun » et d’indéfini. Les gens aiment bien classer les autres dans des cases. Le problème avec nous, c’est qu’il faudrait une case pour chacun d’entre-nous.
    Par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord sur la notion de « base ». Je ne crois pas que savoir fermer son cercle par exemple soit une « base », bien au contraire. Pourquoi un cercle ? Pourquoi invoquer Le Dieu, La Déesse, ou seulement l’un d’eux ? Pourquoi invoquer les Eléments, que représentent-ils ? … J’en passe et des meilleures, vous connaissez autant que moi les dizaines de notions qui peuvent intervenir dans la fermeture d’un cercle.
    Mon premier cercle, je l’ai fermé après plusieurs années d’évolution personnelle. Il avait alors un sens. Tracer un cercle « parce que c’est comme çà » n’a pas beaucoup de sens.
    Je ne suis pas loin de penser que notre spiritualité devrait présenter une certaine forme d’ésotérisme. Non pas par présomption ou arrogance, mais parce que je pense qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour se questionner, un temps pour apprendre, un temps pour évoluer, un temps pour savoir quand ne pas aller trop loin et enfin un temps pour pratiquer. Tout cela, en sachant très bien que le passage à l’étape suivante ne signifie pas la fin de la précédente.
    Maintenant, on n’évitera jamais l’adolescent boutonneux qui cherche sur l’internet le sort infaillible pour séduire la plus belle fille de l’école. Je suis pas convaincu que le sortilège qu’il trouvera et appliquera à la lettre donnera les effets escomptés. Mais çà, il ne le sait pas encore 🙂

    )O(

    • becido dit :

      Hum … je l’ai fermé, bien entendu !

    • (petite « phôte de phrâpe » corrigée ^^)
      Merci pour ton commentaire. Il pose une question intéressante : du fait que pour nous, les bases sont justement devenues des « bases », est-ce que nous ne les vidons pas de leur sens et de leur utilité en leur collant cette étiquette de B.A.-BA ? Est-ce que nous n’avons pas tendance à dire que « c’est comme ça, un point, c’est tout », parce qu’il serait trop complexe d’expliquer à un débutant absolu les tenants et aboutissants d’un problème ?
      On en revient au temps nécessaire à tout apprentissage, ce temps qui est malmené par la société du Tout-Tout de suite. Pas simple de faire comprendre qu’on ne cesse jamais d’apprendre et d’évoluer, et qu’il est tout simplement impossible de tout savoir en un claquement de doigts (et même pas en une vie).

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