Orobanches

Orobanches0orob_pousseLes Orobanches, Orobanche (en anglais broomrape), sont des plantes herbacées parasites, de la famille des Orobanchacées qui comprend environ 150 espèces originaires des régions tempérées de l’hémisphère nord.

De petite taille, de 10 à 60 cm selon les espèces, les orobanches sont des plantes annuelles.

Elles se reconnaissent principalement à leur tige écaillée, dressée, complètement dépourvue de chlorophylle et généralement non ramifiée.

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O. minor

Les feuilles sont squamiformes (en forme d’écailles), alternes, pointues, le plus souvent lancéolées, ayant les mêmes teintes que la tige mais en beaucoup plus sombre. En dehors de la période de floraison, aucune partie de ces plantes n’est visible à la surface du sol.

Cette tige porte de petites fleurs bilabiées groupées en épi terminal de 10 à 20 fleurs (à l’exception d’Orobanche uniflora aux fleurs solitaires). Les fleurs peuvent prendre des couleurs diverses, mais beaucoup d’espèces ont des coloris à dominante brune. La corolle à 5 lobes forme deux lèvres et chaque fleur possède 4 étamines. La floraison intervient en principe de la fin de l’hiver à la fin du printemps et marquent la fin de la vie de la plante.

grainesLes graines minuscules sont brun foncé, tendant à noircir avec le temps. Un pied d’orobanche peut produire jusqu’à trois grammes de graines (plus de 100 000) à pouvoir germinatif très long : elles sont capables de rester plus de 15 ans en dormance, ce qui augmente leur efficacité.

La graine doit, quand elle germe, trouver impérativement un hôte acceptable pour se développer. Après germination, elle émet une pousse à l’aspect de racine qui se fixe sur les racines des plantes-hôtes les plus proches, permettant ainsi à l’orobanche de recevoir l’eau et les éléments nutritifs de la plante-hôte. Ce sont des holoparasites qui dépendent entièrement de plantes-hôtes.

orob_detail1Certaines espèces sont très spécialisées et ne peuvent parasiter qu’une seule espèce-hôte, comme l’orobanche du lierre (Orobanche hederae). Ces espèces sont généralement désignées par le nom de la plante parasitée.

Beaucoup semblent parasiter une famille : Orobanche ramosa, par exemple, parasite les Solanacées, Orobanche alba, les Lamiacées et Orobanche minor, les légumineuses.

D’autres sont capables de parasiter plusieurs espèces ou genres, ainsi Orobanche minor qui croît aussi bien sur le trèfle que sur diverses plantes de la famille des Fabacées.

Orobanche_crenataDans certaines régions, les orobanches sont de véritables calamités pour les cultures. Par exemple, Orobanche crenata (à gauche) parasite des légumineuses telles que les fèves, pois chiches, etc. jusqu’à totalement anéantir la production.

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Orobanche hederae (orobanche du lierre, à droite), très fréquente présente apparemment deux coloris : soit brune à fleurs jaunâtres, soit jaune à fleurs jaunâtres. Elle parasite exclusivement le lierre (Hedera helix).

Orobanche gracilis (orobanche grêle, orobanche sanglante) : parasite les légumineuses. L’extérieur de la corolle a des teintes très variables (du jaune au brun et au rouge). Orobanche_alba_thymL’intérieur est rouge sang, avec des stigmates jaunes.

Orobanche alba (orobanche blanche, à gauche) parasite le thym et autres lamiacées. Malgré son nom, elle est rouge. Elle pousse sur sol calcaire.

Orobanche caryophyllacea (orobanche commune, orobanche du gaillet, orobanche giroflée) parasite surtout les Rubiacées, notamment les gaillets. Son odeur évoque l’oeillet pour les uns, le clou de girofle pour les autres. Sa corolle est de couleur variable, généralement blanc jaunâtre, et les stigmates sont d’un pourpre noirâtre. Floraison de mai à juillet.

 

orobanchegenetsOrobanche rapum-genistae (orobanche des genêts, à droite) parasite le genêt et les diverses légumineuses.

Orobanche cernua (orobanche penchée) parasite les armoises du littoral méditerranéen. Sa tige est grêle, jaune à roussâtre. Les fleurs forment un épi assez court. La corolle possède des lobes bleus à violacés et des stigmates blanchâtres. Floraison de mai à juillet.

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Orobanche minor (petite orobanche, orobanche du trèfle, à gauche) parasite le trèfle et diverses autres plantes. La tige, souvent rougeâtre, est renflée à la base. La corolle est blanchâtre ou jaunâtre, veinée ou teintée de violet. La couleur des stigmates varie de l’orange au rouge et au violet. Floraison de mai à août.

Propriétés Médicinales

O. purpurea parasite l’achillée millefeuille.

Au 17e siècle, l’herboriste anglais Nicholas Culpeper indiquait que la grande orobanche (Orobanche major ou Orobanche rapum-genistae), plante associée à Mars, était prescrite pour se débarrasser des calculs rénaux et comme diurétique. Son goût amer et très astringent était en partie masqué par la décoction dans du vin.

Appliqué en externe, le jus était considéré comme un traitement efficace pour les « vieilles plaies vertes », blessures sales et purulentes. Les tiges et les fleurs longuement infusées et filtrées produisaient une lotion permettant de nettoyer la peau de toutes sortes de boutons, taches et marques.

O. lutea parasite les Fabacées

O. lutea parasite les Fabacées

Par ailleurs, la tige charnue a été utilisée comme émollient, comme laxatif et comme tonique, permettant de traiter la constipation, l’impuissance et la stérilité. Certains la considèrent comme un aphrodisiaque.

Propriétés Magiques
Comme la plupart des plantes associées à Mars, l’orobanche peut être utilisée pour la force et le courage, comme protection contre les ennemis et les pertes matérielles, pour augmenter la volonté et la vitalité sexuelle.

O. amethystea parasite le panicaut.

O. amethystea parasite le panicaut.

On peut aussi l’utiliser pour bannir et briser un mauvais sort. Sa caractéristique principale étant qu’il s’agit d’une plante parasite, l’orobanche sera particulièrement efficace pour lutter contre les vampires énergétiques.

En outre, les plantes-hôtes ont une influence sur le domaine d’action magique de l’orobanche.

Sources : ecosociosystemes, jeantosti, canope.ac-besancon, medical-dictionary, herbs-treatandtaste, wssa, Les Plantes magiques
(NB : propriétés magiques reconstruites/UPG)
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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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2 commentaires pour Orobanches

  1. C’est fou de penser qu’une si belle plante est en fait un parasite. Cela m’avait choquée quand je l’avais appris. Dans la région d’où je viens, l’orobanche du tournesol (Orobanche cumana) pose des réels soucis agronomiques (cf http://www.inra.fr/Entreprises-Monde-agricole/Resultats-innovation-transfert/Toutes-les-actualites/orobanche-tournesol )

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