Des Plantes, des Plantes, et Encore des Plantes

Vous l’aurez remarqué, j’imagine : cette lunaison d’Eacha m’a plongé les neurones dans les plantes, et plus particulièrement celles que j’ai autour de moi, et donc, souvent, ce sont des plantes méditerranéennes. Désolée pour mes lecteurs qui habitent loin de la Méditerranée, ils trouveront sur ce blog pas mal de plantes qui n’existent pas dans leurs contrées plus septentrionales.

C’est en m’intéressant à l’ogham végétal que j’ai pris conscience que la spécificité du climat méditerranéen posait quelques soucis d’accès à certaines espèces : aucun houx en dehors de celui qu’on achète pour Noël (du houx « industriel », quasiment), aucun if (j’avoue, je n’ai pas exploré les cimetières du coin), aucun sorbier des oiseleurs… Par contre, on trouve à foison chênes verts, genévriers et sorbiers domestiques, qui ne sont pas moins généreux ni moins nobles. Et, au cours de mes balades, je croise de nombreuses plantes méconnues qui « m’appellent », m’interpellent, attirent mes yeux et titillent mon intuition.

Seulement voilà : s’il est relativement simple de trouver les infos botaniques (pour ça, Wikipédia est plutôt bien fichu, ça permet d’avoir le nom latin, au minimum, ce qui permet, ensuite, de chercher en multilingue) et les propriétés médicinales des plantes méditerranéennes, il est souvent beaucoup plus compliqué d’obtenir des renseignements valables sur leurs propriétés magiques. D’une part, parce que la littérature sur les plantes magiques est majoritairement anglophone (et le climat méditerranéen n’est pas fréquent dans les pays où on parle la langue de William…). D’autre part, parce que les régions méditerranéennes (Sud de la France, Italie, Espagne notamment) sont à forte influence catholique/chrétienne et que la sorcellerie n’y est pas regardée d’un très bon oeil…

Vous me direz que je pourrais m’intéresser à des plantes plus « mainstream », de celles qu’on peut trouver partout… Sauf que certaines de ces plantes ne poussent pas dans mon petit coin du monde, et que, par conséquent, ça ne m’intéresse pas vraiment d’étudier les propriétés d’une plante que je n’ai pas sous les yeux, sous le nez, sous la main… Tout l’attrait de la botanique magique réside dans la possibilité d’avoir autour de soi les plantes en question. Parce que bon, c’est bien joli de savoir que le Machinus officinalis sert à ceci et cela, mais s’il faut aller le chercher à l’autre bout de la planète ou le commander sur internet, c’est un peu moins bien… surtout si on a, au pied de sa maison, des dizaines de pieds de Bidulus vulgaris, beaucoup moins connu, mais qui a les mêmes propriétés.

Quand je croise une belle inconnue, donc, mon premier réflexe est de la photographier (j’ai toujours mon APN avec moi quand je me balade) et de noter mentalement un maximum d’informations non visuelles (habitat, parfum, « comportement », etc) pour pouvoir les identifier une fois revenue à la maison. Là, je pars à la recherche d’infos et, bien souvent, je galère. Alors je retourne voir la plante, je l’observe, je l’interroge (heureusement pour moi, j’habite dans un petit village, ça limite les rencontres avec des gens qui pourraient se demander ce que je fabrique, assise par terre, à poser des questions à une orobanche ou une inule – par exemple). Je fouille les recoins obscurs de la toile, en anglais, en espagnol, en italien s’il le faut (ça aide d’avoir appris les 3 langues^^), en quête d’indices qui, de lien en lien, de détail en détail, me permettront d’avancer… Un vrai Sherlock de la botanique magico-folklorique !

Je note tout sur des documents Open Office (pub éhontée, mais la suite Open Office est gratuite et complète), jusqu’à avoir suffisamment de matière et d’infos croisées pour faire un article. Ça peut prendre du temps (pour les orobanches, il m’a fallu plus d’un an de quête, et j’ai dû reconstruire les propriétés magiques en me basant sur le folklore, les rares infos trouvées sur le net, et les séances de « discussion » avec ma voisine O. minor), mais l’avantage, c’est que plus j’absorbe d’infos et moins j’ai de mal à repérer les plantes qui pourraient s’avérer intéressantes et à « deviner » leurs possibles utilisations. J’y reviendrai, parce que j’ai l’intention de noter ici quelques grandes lignes de ce que j’ai lu à droite et à gauche (et notamment >là< ), d’une part parce que ce blog est une sorte de grimoire-fourre-tout qui m’évite de re-feuilleter x mille bouquins (oui, je suis fainéante), et d’autre part parce que ça peut, éventuellement, intéresser 2 ou 3 personnes ^^

Allez, j’arrête mon blabla et je retourne enquêter sur les plantes qui restent mystérieuses…

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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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3 commentaires pour Des Plantes, des Plantes, et Encore des Plantes

  1. listclubs dit :

    Merci beaucoup pour ces articles que j’apprecie (meme si effectivement vu du Poitou je passe a coté de nombreuses plantes)

  2. Ouah, c’est un sacré boulot (oups j’allais écrire bouleau, lapsus lol) ! Vraiment très intéressant, merci du partage ! Moi qui adore les plantes médicinales couplé à leurs propriétés magiques, c’est génial ! Merci !

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