Le Calendrier de Coligny (reblog)

Précédemment publié le 22/03/2012 sur La Caverne (blog désactivé)

En novembre 1897, un agriculteur de la commune de Coligny (Ain) découvre dans le sol des débris de bronze dont l’assemblage permet de reconstituer deux objets : une statue gallo-romaine d’un mètre soixante-dix, et une table calendaire de bronze qui, hélas, est incomplète. Reconstitué par Paul Dissard, le calendrier se présente sous la forme d’une table aux dimensions de 1,48m sur 0,90m, les 149 fragments couvrant moins des deux tiers de la surface totale. La plupart de ces fragments sont gravés en caractères et chiffres romains, mais les mots reconstitués sont en langue gauloise. La graphie latine et les artefacts trouvés aux alentours indiquent un contexte gallo-romain de la fin du 2e siècle de l’ère chrétienne, époque retenue pour la fabrication du calendrier. Exposé au Musée gallo-romain de Fourvière à Lyon, c’est une source épigraphique capitale pour la connaissance de l’Antiquité celtique.

L’ensemble de la plaque de bronze se découpe en 16 colonnes et 4 lignes. C’est un calendrier luni-solaire qui présente 5 années de 12 mois de 29 ou 30 jours. Les mois sont divisés en deux quinzaines.Les noms des douze mois et leur signification seraient : Samonios (30j), été au sens de terme, résumé ou bilan de la saison estivale, Dumannios (29j), peut-être fumigation ou brouillard, Riuros (30j), gelées, Anagantios (29j), protection ou bénédiction, Ogronios (30j), frimas, Cutios (30j), sans doute un emprunt au grec Kooútios, Giamonios (29j), hiver, au sens de terme de la saison hivernale, Simi Visonnios (30j), mi-printemps, milieu de la belle saison, Equos (30j), d’epos (cheval) en référence au poulinage, Elembivios (29j), peut-être en rapport avec les cerfs, Aedrinios (30j), peut-être ardeurs ou flamboyance, Cantlos (29j), chant, peut-être au sens de célébrations.

S’y ajoutent deux mois intercalaires, dont nous ignorons les noms exacts, leurs en-têtes n’ayant pu être reconstitués complètement : Qvimon (entre Cantlos et Samonios, 30j) et Ciallos (entre Cvtios et Giamonios, 30j).

Une année, dans le calendrier de Coligny, semble comporter 355 jours ce qui porte la durée du lustre à (355 X 5) + (30 X 2) = 1835 jours. Or, 62 lunaisons font 1830,89 jours. On compte donc un retard de 4,78 jours par lustre, qui aboutit à un écart de 28,73 jours par siècle de 30 ans. Le siècle gaulois pourrait alors se marquer par l’absence d’un des 2 mois intercalaires de 30 jours pour rétablir l’alignement avec le soleil.

sources : Calendrier gaulois (lien mort)icalendrier.fr et Wikipédia, calendrier de Coligny
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A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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