Bousculer la Muse

Puisque ça fait plusieurs mois que la Muse est partie je ne sais où, j’ai décidé de démarrer un « art journal » (en fait, c’est la suite à peu près logique du bullet journal et de ma redécouverte du zentangle).

J’ai donc bidouillé un carnet que j’avais où il restait des pages, remplacé celles que j’ai enlevées par du papier aquarelle (comme ça, c’est moitié papier aquarelle, moitié papier 90g ligné), commencé à arranger le tout et hop, j’ai attaqué tout de suite (non mais des fois, elle va voir de quel bois je me chauffe, la Muse!).

Histoire de bien envoyer bouler la logique, j’ai démarré au milieu (sur la première page lignée, en fait, à droite sur la photo) avec une citation. J’ai ressorti mes tubes d’aquarelle pour mettre un peu de couleur, et ajouté des zigouigouis « tangle » au feutre noir.

Puis, comme le fait de replonger le pinceau dans l’aquarelle m’a donné envie d’en faire plus, j’ai fait des fonds sur le papier aquarelle (un sur la page de gauche, et deux autres plantés au hasard). Petite photo des deux fonds aquarelle en attente (projections wet-on-wet et tamponnage au mouchoir en papier pour donner un peu d’effet… texture-addict^^)

Le temps que tout ça sèche, j’ai pris le magazine de jardinage qui traînait sur mon bureau (celui avec le calendrier lunaire, puisque j’ai collé la page de Mars dans mon BJ), mes ciseaux, et en avant pour quelques découpages. Je suis tombée en amour avec la photo de la digitale, et  je l’ai donc collée à gauche de ma citation. Après quelques recherches, feutre en main, je me suis amusée en m’inspirant d’une photo vue sur (ce tourbillon spatio-temporel qu’est) Pinterest.

Pour finir, je suis revenue du côté ligné pour coller deux zimages (découpées dans le même magazine de jardinage), barbouiller le tout d’aquarelle (ce qui m’a permis de découvrir que le papier ligné supporte à peu près l’eau, mais que le feutre qui est derrière apprécie beaucoup moins… cerveau en vacances = zéro réflexion, j’te jure!) et coller des morceaux de washi tape. Ça sent le texte païen, ça aussi. Mais après tout, autant tenter de bousculer la Muse avec des choses qui me parlent, et joindre l’agréable à… l’agréable.

Ajout 26/02 parce qu’il faut battre le pinceau tant qu’il est mouillé… (oui, j’ai des proverbes bizarres, et alors ?) : ma double page Lune avec collages papier et textile, feutre lavé et correcteur blanc (le truc que j’interdis à mes élèves de 6e, ha ha… ).

A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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2 commentaires pour Bousculer la Muse

  1. ysdral dit :

    Woh, c’est superbe et inspirant !

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