Mes Aventures (Mésaventures) Grimoiresques

Le grimoire / livre des ombres / livre magique / compagnon de cheminement (choisissez votre terme)… Ce rêve qui peut tourner au cauchemar.

**Spoiler : cet article ressemble un peu au film « Un Jour Sans Fin », vous êtes prévenus… Il y a quelques conseils à la fin.**

Mon tout premier était un simple cahier à couverture rigide où je notais, en vrac, tout ce que je lisais d’intéressant, un peu comme un journal. L’inconvénient majeur, c’est que pour retrouver quelque chose dedans, il me fallait tout relire. Premier abandon à mi-parcours.

Le suivant, je l’ai divisé en plusieurs parties, pour rapidement m’apercevoir que certaines parties manquaient de place et que d’autres restaient bien vides.

Ensuite, j’ai fait un classeur, parce que c’est pratique de pouvoir déplacer les feuilles d’une section à l’autre. Mais les feuilles ont la fâcheuse habitude de se déchirer, et les anneaux, au bout d’un certain temps, se mettent à faire n’importe quoi (y compris s’ouvrir quand le classeur est bien rempli, et croyez-moi, quand on se retrouve avec le classeur vide dans les mains et toutes les (dizaines, vingtaines, cinquantaines de) pages par terre, mélangées (ou pire, qui s’envolent dans tous les sens parce qu’on est dehors), même la plus zen des sorcières sent monter un hurlement bestial au fond de ses tripes). Bref, exit le classeur (il a appris à voler, lui).

J’ai ensuite fait l’acquisition de mon Gros Livre (4 kilos, un millier de pages en parchemin végétal, couverture en cuir et un gros trou dans le budget). Amoureusement, j’ai entrepris de numéroter toutes les pages impaires de mon Gros Livre avant de commencer à le remplir, parce que je me suis dit qu’un sommaire serait utile. Certes…

Sauf que 1000 et quelques pages, c’est long, et qu’on ne pense pas (erreur fatale), quand on a un beau grimoire tout neuf, aux erreurs qu’on va forcément commettre à l’avenir et aux pages qu’on va devoir se résoudre à arracher (la larme à l’oeil et en s’insultant, tant qu’on y est, parce que « *bip* de *bip* de *bip*, mais pourquoi suis-je aussi *bip* ? »).

Évidemment, je ne pouvais pas écrire dedans avec mon écriture normale (bin non, dans un Gros Livre, forcément, il faut tout calligraphier, tout enluminer, tenter de faire une oeuvre d’art digne des moines copistes du temps jadis)… Sauf que, parce qu’on n’a pas le même emploi du temps que les copistes, on se vite rend compte que *bip*, Samhain approche et qu’on en est encore à calligraphier le rite d’Imbolg, qu’on a 28 pages imprimées (en caractères 8 et interligne minimal) à recopier, et que « *bip*, ça va pas l’faire, là ».

Du coup, j’ai fait des sections (erreur du numéro 2), en réservant la calligraphie aux rites saisonniers et en écrivant normalement dans les autres parties. Sauf que certaines encres s’entendent mal avec le parchemin végétal et que certaines parties s’avèrent inutiles (et on insulte sa mémoire, au passage).

Alors j’ai abandonné mon Gros Livre et je m’en suis fabriqué un. Ça tombait bien, c’était la période où ma spiritualité changeait, alors je me suis servi de ce nouveau grimoire comme d’un journal où je notais, en vrac, tout ce que je lisais/découvrais d’intéressant… Sauf que *biiiiiiip*, retour à la case départ, erreur de sorcière débutante : impossible de retrouver quoi que ce soit !

Pendant une longue période, j’ai donc arrêté de vouloir faire un grimoire et je me suis contentée d’écrire des articles sur ce blog (parce que le « blogrimoire », finalement, c’est pas mal). Sauf que, quand ta connexion internet se fait par pigeon voyageur rebelle (zone blanche power) et que tu te retrouves sans accès internet pendant de longues périodes, ça complique les choses.

J’ai donc profité d’une période où le pigeon était de bonne humeur ma connexion fonctionnait pour copier-coller les articles de ce blog sur mon traitement de texte, pour tout imprimer et tout mettre dans un classeur. Sauf que je connais les limites des classeurs et que c’est juste une sécurité, pas un véritable grimoire (on finit par apprendre).

Mais comme l’appel du grimoire est fort, et que la découverte du bullet journal a révolutionné pas mal de choses dans ma vie de tous les jours, j’ai décidé de faire un bullet grimoire (nommé Kelga), avec pour mot d’ordre « pas de prise de tête, juste un sommaire efficace ». Le format 250 pages A5 fonctionne bien, c’est ni trop, ni pas assez.

Du coup, j’ai repris mon Gros Livre, je lui ai refait une nouvelle jeunesse en découpant toutes les pages écrites, je lui ai refait une beauté, je lui ai donné plusieurs pages de sommaire et un nom, Widris. Il contient mon herbier magique, les travaux magiques testés et approuvés, et ce qui concerne ma spiritualité. Tout le reste va dans Kelga.

Quelques conseils pour résumer

– Les sections, c’est bien dans un classeur, mais dans un cahier/livre, c’est difficile de prévoir combien de pages il faut laisser (d’autant que l’écriture manuscrite peut varier d’un jour à l’autre).

– Ne cherchez pas à avoir un grimoire parfait, à moins d’être rentier/à la retraite/moine copiste réincarné.

– Évitez de numéroter d’entrée toutes les pages de votre beau cahier/livre.

– Prévoyez beaucoup de place pour un sommaire/index (si vous pensez « j’ai besoin de 4 pages », mettez-en 2 de plus).

– Vos émotions chargent votre grimoire, évitez donc de vous prendre la tête (vous n’avez pas envie de le charger de stress/colère/déprime).

– Ne vous interdisez pas de coller des pages imprimées.

– Plutôt que de recopier des pages entières d’un livre que vous possédez, notez le titre, l’auteur et les pages concernées (ça semble évident, pourtant, après coup).

A propos Caitlín Urksa

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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6 commentaires pour Mes Aventures (Mésaventures) Grimoiresques

  1. Bonsoir. Quelques conseils très utiles. J’ai rencontré les mêmes difficultés et… j’ai opté pour le mode classeur pour l’instant. Cel

  2. Valérie dit :

    J’en suis à la phase « classeur sur le point de voler comme le tien ».
    Après avoir rempli une multitude de carnets (qui avaient l’avantage d’entrer dans mon sac à main mais qui ont eu le désavantage de se remplir trop vite), après avoir utilisé de simples cahiers (qui ne tiennent plus dans le sac à main mais sont encore transportables dans la valise).
    Et donc le classeur qui fait son entrée depuis septembre dernier… bonheur de le décorer, joie de le remplir, et vas-y pour de jolies pages avec un mini post-it pour faire les intercalaires…
    Mais maintenant, j’en fais quoi de ce classeur qui n’entre ni dans mon sac à main ni dans ma valise tout en sachant que chez moi, le « remplissage » se fait pendant les vacances puisque c’est à ce moment que je j’ai le plus de temps pour papoter avec Elle…
    Hé bien je vais certainement racheter un énième carnet pour l’emmener partout…
    Retour à la case départ. En attendant de trouver LE machin-chose-truc qui m’ira… (Bon sang, mais comment faisaient nos ancêtres ???)

  3. Je pense que nos ancêtres, pour la plupart, ne s’embêtaient pas avec ça 😉
    Je te souhaite de trouver LE système qui te conviendra, ou de trouver le moyen de combiner plusieurs supports =)

    • Valérie dit :

      Merci 🙂 Me connaissant cela va prendre un certain moment ou un moment certain.

  4. taraenaiel dit :

    Quel dilemme ! Pour ma part étant perfectionniste j’ai déjà du mal à écrire dans un carnet neuf (quelle qu’en soit la vocation). Pour mon livre noir j’ai opté pour un système double : un index a la fin, qui indique tous les numéros de page pour chaque thème, ainsi qu’un code couleur (titre ou corps de texte). J’aime beaucoup l’aspect de ton gros grimoire/herbier

  5. Lau-Lotte dit :

    Hahaha ! Je compatis teeeeeellement ! Je suis passée par toutes ces phases et j’en suis arrivée à la même conclusion ! Bon j’ai pas acheté de Très-Gros-Grimoire-Fracasseur-De-Dos, nan j’ai fait le contraire, je voulais un grimoire tout petit à emmener partout ! Trop petit… Du coup, (comme toi) je me suis tournée vers le bullet journal : pour mon journal de pratique (un pas cher que je rempli vite) et un Archer et Olive (cher pour un bujo, avec des pages super épaisses : j’aime peindre dans mon Grimoire) ! Mais je suis pour l’instant encore plus en phase journal de pratique et expérimentation qu’écriture du Grimoire. Il ne m’appelle pas pour l’instant alors je le laisse dormir tranquille ^^
    Bonne chance dans ta quête du Grimoire de tes rêves et surtout de ta réalité ^^

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