Lugh


Lugh a peut-être été le plus populaire des dieux celtiques, vénéré à travers tout le monde celte, et par toutes les classes, des rois aux cordonniers et aux agriculteurs. Pour de nombreux artisans, musiciens ou bardes, il est celui qu’ils invoquent quand ils ont besoin d’aide pour leur créativité.

Dans la tradition irlandaise
Le père de Lugh est Cian des Tuatha Dé Danann, et sa mère est Ethniu, fille de Balor, des Fomoires. Dans le Cath Maige Tuired, leur union suit une alliance entre les deux peuples ennemis. Dans le Lebor Gabála Érenn, Cian donne le garçon en fosterage à Tailtiu, reine des Fir Bolg (Le fosterage, chez les Celtes, est un mode de formation des jeunes garçons, entre l’enfance et le statut d’adulte. Il consiste à confier l’éducation des garçons à un oncle maternel. Il s’agit de l’éducation initiatique, c’est-à-dire du passage de jeune garçon à celui d’adulte.)

Lorsqu’il est jeune homme, il se rend à Tara pour rejoindre la cour du roi Nuada des Tuatha Dé Danann. Le garde, à la porte, refuse de le laisser entrer s’il ne possède pas un talent qui le rende utile au roi. Lugh offre ses services en tant qu’écrivain, forgeron, champion, escrimeur, harpiste, héros, poète, historien, sorcier, et artisan, mais à chaque fois il est rejeté car les Tuatha Dé Danann ont déjà quelqu’un avec ce talentl. Mais lorsque Lugh demande s’ils ont quelqu’un avec tous ces talents en même temps, le garde s’avoue vaincu, et Lugh rejoint la cour, où il est nommé Chef Ollam d’Irlande. Les Tuatha Dé sont, à l’époque, opprimés par les Fomoires, et Lugh s’étonne qu”ils acceptent si docilement cet état de fait. Nuada lui donne alors le commandement, et Lugh commence les préparatifs pour la guerre.

La Bataille de Magh Tuireadh
Lugh mène les Tuatha Dé dans la Seconde Bataille of Mag Tuireadh contre les Fomoires. Pendant le combat, Nuada est tué par Balor. Lugh affronte Balor, qui ouvre son oeil terrible qui tue tout ce que quoi il se pose, mais Lugh utilise une fronde pour crever l’oeil de Balor et défaire l’armée des Fomoires. Après la victoire, Lugh retrouve le traître Bres, le roi précédent des Tuatha Dé, et Bres supplie que Lugh lui laisse la vie. Il promet que, s’il est épargné, il fera en sorte que les vaches d’Irlande donne toujours du lait. Les Tuatha Dé refusent l’offre. Il promet alors quatre récoltes par an, mais les Tuatha Dé répondent qu’une récolte par an est bien suffisante. Lugh accepte d’épargner Bred à condition qu’il apprenne aux Tuatha Dé comment et quand labourer, semer et récolter.

Plus tard, Lugh institue une foire des moissons pendant la fête de Lughnasadh, le 1er Août, en mémoire de Tailtiu dans la ville qui porte son nom (aujourd’hui Teltown, County Meath). Il institue aussi des foires de Lughnasadh dans les régions de Carman et Naas, en l’honneur de deux de ses épouses. Les courses de chevaux et les démonstrations martiales sont d’importantes activités lors de ces foires. La fête de Lughnasadh est une célébration du triomphe de Lugh sur les esprits de l’Autre Monde, qui voulaient garder la récolte pour eux. Elle a survécu à travers  l’époque chrétienne et est toujours célébrée sous divers noms. Lúnasa est désormais le nom irlandais pour le mois d’Août.

Les armes de Lugh
La fronde de Lugh était l’arc-en-ciel, et la Voie Lactée était appelée la Chaîne de Lugh. Il avait aussi une lance magique, appelée Areadbhar, qui avait une vie propre et était si assoifée de sang qu’il fallait la plonger dans une potion de graines écrasées de coquelicot pour qu’elle se tienne tranquille.

Le nom et la nature de Lugh
Le nom de Lugh est souvent interprété comme dérivant de la racine Proto-Indo-Européenne *leuk-, “lumière brillante”, et il est souvent entouré d’imagerie solaire, bien que, historiquement, il ne soit assimilé qu’à Mercure. Il apparaît dans le folklore comme un filou, et dans le comté Mayo, on disait que les orages étaient des batailles entre Lugh et Balor, aussi est-il souvent considéré comme un dieu des orages (voir texte d’Alexei Kondratiev, plus bas).

Le fait que Lugh maîtrise tous les arts associe souvent Lugh au dieu gaulois sans nom (ou nommé Lugus), que Jules César a assimilé à Mercure. César décrit le Mercure gaulois comme la divinité la plus vénérée de Gaule. Juliette Wood interprete le nom de Lugh comme dérivant de la racine celte *lugios, “serment”, et le mot irlandais lugh connote les concepts de ”blasphème, injure, mensonge, lien, serment”, ce qui renforce l’identification avec Mercure, qui était, entre autres attributs, un dieu des contrats.

Le nom de Lugus est rarement attesté directement dans les inscriptions, mais son importance peut être déduite des toponymes, et sa nature déduite de l’iconographie des inscriptions gallo-romaines sur Mercure. Le dieu Lugus est mentionné sur une inscription celtibère à Peñalba de Villastar, en Espagne. En outre, le nom est attesté plusieurs fois au pluriel, sur une inscription à Avenches, Suisse, et sur une inscription latine à Osma, Espagne: Lugovibus sacrum L. L(icinius) Urcico collegio sutorum d(onum) d(at) [« L. L. Urcico a dédié ceci, sacré à Lugoves, à la guilds des cordonniers« ]. Le pluriel du théonyme se retrouve aussi à Lugo (Galice, Espagne), Lugo (Galice, Espagne), et Nemausus (Nimes, France).

Son nom est commémoré dans de nombreux toponymes, comme Lugdunum (du celte *Lugdūnon ou *Lugudūnon, “forteresse de Lugus”), actuellement Lyon, France, capitale de la province romaine de Gallia Lugdunensis. Les autres toponymes incluent Lugdunum Clavatum (Laon, France), Luguvalium (Carlisle, England), mais aussi Loudun et Montluçon en France, Loudoun en Ecosse, Dinlleu au Pays de Galles, Leiden aux Pays-Bas, Lugones en Espagne, Legnica en Pologne.

Extraits traduits de “Lugus: The Many-Gifted Lord” Copyright © 1997 Alexei Kondratiev.

(…) A partir de 500 avant l’ère chrétienne environ, (…) le monde celte entra dans une période de confort et de confiance pendant laquelle il porta un grand intérêt aux cultures et expressions artistiques de ses voisins, auxquels il emprunta librement (…). Ce mélange d’innovation et de tradition donna le jour dans l’art celte au style La Tène, et eut, sans nul doute, des répercussions à tous les niveaux de la culture celte, particulièrement dans le domaine de la religion. (…). Nombre de ces symboles importés (…) sont trouvés en association avec un dieu particulier, dont l’émergence soudaine et la prééminence étendue doit avoir été un des événements les plus importants de la religion La Tène. Ce dieu est dépeint en compagnie d’oiseaux, de chevaux, de l’arbre de vie oriental, de chiens ou de loups, et de serpents jumeaux. Mais l’imagerie la plus intimement liée à lui est la feuille et la baie de gui. (…)

Parce que les Celtes de l’Age du Fer n’utilisaient pas l’écriture dans le contexte religieux, nous n’avons pas de preuve directe du nom de ce dieu. La toponymie, toutefois, nous donne un très fort indice. Le nom Lugudunon fut donné à un très grand nombre de sites (Lyon, Loudun, Laon, Liegnitz, probablement Leiden, etc.) à partir de la fin de l’Age du Fer. (…).

Si les images Romano-Celtiques de ”Mercure” le dépeignent souvent avec ses attributs classiques bien connus (…), de nombreuses représentations divergent considérablement des canons gréco-romains. Certaines statues le montrent, non pas comme l’éphèbe imberbe habituel, mais comme un vieil homme barbu enveloppé dans un châle celtique. Nous pouvons (…) mettre à part trois (…) traits comme particulièrement importants : son association avec les lieux élevés; sa tendance à avoir une forme multiple (souvent triple); et son rôle comme protecteur souverain, avec des attributs guerriers.

(…) Egalement important, le lien entre ”Mercure” et le dieu cornu que nous appelons souvent Cernunnos. Ils partagent une longue liste de points communs: la tendance à la tricéphalie, l’association avec l’argent, avec les serpents jumeaux, etc. Tous les deux sont des figures liminales, facilitant le passage d’un état à l’autre, et par conséquent l’échange d’argent dans le commerce, ainsi que la transition de la vie à la mort et de la mort à la vie. Toutefois, comme ils sont souvent dépeints ensemble dans la même scène, ils ne sont clairement pas identiques. (…)

(…) Après que les Druides de la Gaule du sud aient, en 18 avant l’ère chrétienne, décidé de reconnaître la légitimité de l’autorité romaine sur leur territoire (en échange d’une tolérance religieuse qui fut de courte durée), l’empereur Auguste décidé de sacraliser cette autorité à la manière celte. En 10 avant EC, ayant fait de Lugdunum la capitale de la Gaule conquise, il y dédia le Temple des Trois Gaules le 1er Août, date de Lúghnasadh(…) Dans le texte De Fluviis, attribué apocryphement à Plutarque, il est dit qu’à l’époque de la fondation de la ville, certains corbeaux descendirent du ciel et furent interprétés comme un bon présage. Ce n’étaient pas des corbeaux ordinaires, ils avaient des plumes blanches parmi les plumes noires; et ils devinrent le point focal d’un sanctuaire prophétique où, après que le demandeur ait fait une offrande de nourriture sur une plateforme élevée, un prêtre devinait la réponse en interprétant le comportement des corbeaux qui venaient chercher la nourriture. Le rôle principal de ces corbeaux était donc un contact avec l’Autre Monde, rendu possible par leur apparence inhabituelle : bien qu’ils soient des exemples traditionnels de noirceur, ils contenaient néanmoins leur contraire (blancheur), et pouvaient ainsi offrir un passage entre des royaumes apparemment opposés, tout comme Lugus/”Mercure” facilite de tels passages. (…)

Alors que le nom de Lugus ait été généralement éclipsé sur le continent pendant l’occupation romaine, ce ne fut pas le cas en Irlande, où la domination romaine ne s’implanta jamais (…). Et lorsqueles textes vernaculaires irlandais commencèrent à apparaître en abondance autour des 8e et 9e siècles après JC, on y trouve mention d’un personnage nommé Lúgh dont les caractéristiques sont en totale harmonie avec les preuves antérieures concernant  Lugus /”Mercure”. (…)

De toute évidence, l’histoire de Lúgh était populaire dans les cercles littéraires médiévaux, et on trouve de nombreuses allusions à la fois dans la prose et dans la poésie. (…) Son arme personnelle habituelle est la Lance de Goirias, qui fait écho à la lance du ”Mercure” celte. (…) Au 11e sièclen dans un texte intitulé Imthecht Clainne Tuirill, on apprend une tradition intéressante au sujet du père de Lúgh, Cian (…) : c’était un shape-shifter, capable de se transformer en oirce ou “chien de compagnie” du type de ceux qui sont généralement associés aux sanctuaires guérisseurs du monde celte antique (…).

Dans les sources orales (…) Lúgh est le champion qui, grâce à ses liens avec les deux côtés mais à son allégeance première aux forces de la culture, gagne la fertilité pour la Tribu (dans les versions folkloriques, il tue Balor non pas avec sa fronde mais avec sa lance emblématique). En termes pratiques, le prix de la bataille est, bien sûr, la récolte, le fruit du cycle agricole; et la pleine signification du mythe ne peut se comprendre que dans le contexte rituel de la fête de Lúghnasadh.

(…) A travers l’Irlande, mais aussi dans de nombreuses parties du monde celte, la célébration de Lúghnasadh (…) est centrée sur les lieux élevés des territoires individuels: les Mercurii montes des temps anciens. Les sites les plus propices pour Lúghnasadh sont les collines qui ont une source près de leur sommet – parce qu’elles sont capable d’unir le Haut et le Bas, le royaume céleste des dieux de la culture et l’Inframonde aquatique (le royaume des Fomoires). Les premiers fruits des plantes cultivées, ainsi que des plantes sauvages (habituellement des mûres), étaient apportés sur le site pour être bénis et partagés par la communauté. A l’époque moderne, ce coeur agricole de la fête est tout ce qui a survécu, mais antérieurement, (…) Lúghnasadh était l’occasion de grandes assemblées où les affaires juridiques et politiques étaient discutées, où les artisans et artistes venaient montrer leurs talents, et où les événement sportifs réunissaient les communautés éparpillées. Tout ceci était sous le patronnage de Lúgh (…).

Lúghnasadh est un jour où les orages et la pluie abondante sont attendus et bienvenus. Il offrent un répit à la chaleur féroce de l’été qui met en danger les récoltes et encourage les insectes nuisibles. Le soleil impitoyable est l’oeil brûlant de Balor, et la lance de Lúgh est nécessaire pour contenir son pouvoir. (…) A partir de ces exemples, il est très clair que Lugus a son domaine dans l’orage plutôt que dans la lumière du soleil, et que si son nom a un quelconque rapport avec la lumière, il signifie plus adéquatement l’éclair de foudre (comme dans le Breton luc’h et le Cornouaillais Lúghes). Telle est la fonction principale de sa lance invincible. (…)

Table de Correspondances

Noms et Epithètes
Ildanach ‘doué dans tous les arts’
Lamhfada ‘au long bras’
Lethsuanach ‘à moitié vêtu’
Lonnbeimnech ‘attaquant féroce’
MacEthlenn ‘fils de Ethniu’
Maicnia ‘jeune guerrier’
Samildanach ‘également doué dans tous les arts’

Culture
Serments, contrats, vaincre les obstacles, victoire et succès.
Polyvalence, protection, guérison
Jeux, courses de chevaux, cordonnerie, chaussures

Symboles
Lance- Sleá Bua (Lance de ‘Victoire’) ou Gáe Assail
Chaîne, balance, cheval, chien, corbeau, loup, phoque, serpents jumeaux, gui

motifs d’art La Tène (le gui)

Couleurs
Blanc, or, rouge, gris ou bleu orageux, blanc et noir

Offrandes
hydromel, vin, bière, whisky, pain, premiers fruits (mûres), pièces, chaussures votives, armes votives (notamment lances)
chevaux votifs, corbeaux votifs, serpents votifs, oiseaux votifs, objets représentant votre métier

Sources : Wikipedia, “Lugh, Master of Skills” de Patti Wigington, “Lugus: The Many-Gifted Lord” Copyright © 1997 Alexei Kondratiev, Wikipedia, New Tara, pagannews.com, mythicalireland.com. Publié à l’origine le 14/04/11 sur la Caverne de Morrigan.

Extrait de La Seconde Bataille de Magh Tuireadh,

traduction personnelle originellement publiée ici le 9 avril 2012

Après Bres, Nuada fut à nouveau souverain sur les Tuath Dé. A ce moment-là, il offrit aux Tuath Dé un grand festin à Tara. Or il y avait un certain guerrier en route pour Tara, dont le nom était Samildánach. Et il y avait alors deux sentinelles à Tara, Gamal fils de Figal et Camall fils de Riagall. Lorsqu’un des deux était là, il vit une étrange compagnie venir vers lui. Un jeune et beau guerrier, avec des vêtements royaux, était au devant de cette troupe. Ils dirent à la sentinelle d’annoncer leur arrivée à Tara. La sentinelle dit: ‘Qui va là?’

‘Ici va Lugh Lonnannsclech fils de Cian fils de Dian-cecht, et de Ethne fille de Balor. Fils adoptif de Tallan fille de Magmor roi d’Espagne et de Echaid le Rude, fils de Duach.’ La sentinelle demanda à Samildánach: ‘Quel art pratiques-tu?’ dit-il; ‘car personne n’entre à Tara sans art.’

‘Interroge-moi’, dit-il; ‘je suis menuisier.’ La sentinelle répondit: ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà un menuisier, soit Luchtae fils de Luachaid.’ Il dit: ‘Interroge-moi, ô sentinelle! Je suis forgeron.’ La sentinelle lui répondit: ‘Nous avons déjà un forgeron, soit Colum Cualléinech des trois nouveaux procédés.’

Il dit: ‘Interroge-moi: je suis un champion.’ La sentinelle répondit: ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà un champion, soit Ogma fils de Ethliu.’ Il dit encore: ‘Interroge-moi’, dit-il, ‘Je suis harpiste.’ ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà un harpiste, soit Abhcán fils de Bicelmos que les hommes aux trois dieux ont choisi dans les collines des fées.’

Il dit: ‘Interroge-moi: je suis un héros.’ La sentinelle répondit: ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà un héros, soit Bresal Echarlam fils de Echaid Baethlam.’ Alors il dit: ‘Interroge-moi, ô sentinelle! Je suis un poète et un historien’. ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà un poète et historien, soit En fils de Ethaman.’ Il dit: ‘Interroge-moi’, dit-il, ‘Je suis un sorcier.’ ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà des sorciers. Nombreux sont nos sorciers et nos gens de pouvoir.’

Il dit: ‘Interroge-moi: je suis un guérisseur’. ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons comme guérisseur Dian-cecht’ ‘Interroge-moi’, dit-il: ‘Je suis un porteur de coupe.’ ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà des porteurs de coupe, soit Delt et Drucht et Daithe, Taé et Talom et Trog, Glei et Glan et Glési.’

Il dit: ‘Interroge-moi. Je suis un bon chaudronnier.’ ‘Nous n’avons pas besoin de toi. Nous avons déjà un chaudronnier, soit Credne Cerd.’ Il dit encore: ‘Demande au roi’, dit-il, ‘s’il a un seul homme qui possède tous ces arts, et s’il en a un je n’entrerai pas à Tara.’ Alors la sentinelle entra dans le palais et déclara tout au roi. ‘Un guerrier est venu devant le garth’ dit-il. ‘Son nom est Samildánach, et tous les arts que ta cour pratique lui seul les possède, de sorte qu’il est l’homme de chaque art.’

Ceci le roi répondit alors, que les échiquiers de Tara lui soient apportés avec Samildánach et il gagna toutes les parties, de sorte qu’alors il fit le Cró de Lugh. Mais si les échecs furent inventés à l’époque de la guerre de Troie, ils n’avaient pas encore atteint l’Irlande, car la bataille de Moytura et la destruction de Troie se produisirent en même temps. Alors cela fut raconté à Nuada. ‘Laissez-le entrer dans le garth’, dit Nuada. ‘car jamais auparavant un tel homme n’est entré dans la forteresse.’ Alors la sentinelle laissa passer Lugh, et il entra dans la forteresse et s’assit dans le siège du sage, car il était un sage dans tous les arts.

Alors la grande dalle, qui nécessitait l’effort de quatre-vingts boeuf pour la déplacer, fut jetée par Ogma à travers la demeure, de sorte qu’elle se coucha à l’extérieur de Tara. C’était un défi pour Lugh. Mais Lugh la rejeta, de sorte qu’elle se coucha au centre du palais; et il mit la pièce qu’elle avait emportée dans le mur du palais et la re-compléta.

‘Qu’une harpe soit jouée pour nous’, dirent les hôtes. Alors le guerrier joua une berceuse pour les hôtes et le roi la première nuit. Il les endormit de cette heure jusqu’à la même heure le lendemain. Il joua une complainte, de sorte qu’ils se mirent tous à pleurer et à se lamenter. Il joua un air souriant, de sorte qu’ils furent tous joyeux.

Or Nuada, lorsqu’il vit les nombreux pouvoirs du guerrier, se demanda si Samildánach pouvait les libérer de la servitude que leur imposait les Fomoire. Alors ils se réunirent en conseil au sujet du guerrier. Ceci est la décision à laquelle Nuada vint, d’échanger sa place avec le guerrier. Alors Samildánach alla au siège du roi, et le roi se leva devant lui jusqu’à ce que treize jours se soient écoulés.

Offrandes et Prières

UPGLes informations qui suivent font partie de mon UPG : elles ont été établies au fil du temps de manière empirique, en testant certaines choses et en gardant celles qui ont obtenu l’assentiment de Lugh.

Prières

O Lugh aux multiples talents, patron des arts, du commerce et de l’agriculture, je t’accueille et t’honore.
Je t’offre ces céréales, fruits du labeur des hommes, graines sacrifiées pour nourrir la tribu.
Je te prie, ô Lugh, de donner force et vie à mes talents.

O Lugh Lámhfhada / O Lugh au long bras
O Lugh Samildánach / O Lugh le polyvalent
Tiarna na saighneán, / Seigneur de l’éclair
Seabhac Samhraidh / Faucon de l’été
É a dhéanamh báisteach ! / Fais tomber la pluie !

Lugh‚ Seigneur de la communication et des serments
Donne-moi la force de dire ce qui est vrai,
De faire ce qui est juste,
De rester fidèle à mes voeux, à moi-même et à mes Dieux.

Lugh aux multiples talents, maître de tous les arts,
Pour tout problème, tu connais la solution,
pour tout travail, tu as le talent et les outils.
Nombreux tes actes nobles et tes faits d’armes et d’esprit,

Offrandes

– grains ou épis de blé, pain fraîchement cuit.
– mûres, crins de chevaux, vin, cuir, plume de faucon, …
– toute oeuvre d’art, de musique ou de poésie

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