Semaine Ailleurs

Séjour chez ma Soeur du 11 au 16 juillet, et quelques photos, prises principalement au lac d’Anse.

Ciel, Terre, Eau…

Roseaux


Un pêcheur

La berge

Saule majestueux

Troncs entrelacés

Salicaire

Camomille

Mademoiselle Tess






Une petite douche ?

Baballe Power




Un peu plus axé spirituel : mon tattoo, évidemment dédié à la Grande Reine (c’est le premier mais je pense qu’il aura des p’tits frères…)


<- Le dessin d’origine (version 1), by Bibi

A noter les croassements quotidiens des nombreux corbeaux de Villefranche. Ce fut un vrai bonheur d’être réveillée chaque matin par leur « bonjour ».

Et pour finir, la veille de mon départ (trois jours après le tattoo, donc), la plume trouvée sur le trottoir… C’est l’une des plus belles de ma petite collection.

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La Part d’Ombre

Précédemment publié le 29/06/2010, puis sur La Caverne (blog désactivé)

Le terme d’Ombre a été inventé par Carl G. Jung pour décrire la partie réprimée ou reniée de l’Ego. On ne peut pas approcher l’Ombre avec l’idée de la détruire, car il s’agit d’une partie importante de nous-mêmes. Le travail avec l’Ombre demande de la persévérance, du discernement et de la compassion : notre Ombre ne veut pas être exposée, il nous faut apprendre à nous connecter à elle, à travailler avec elle et à réduire le pouvoir qu’elle a de nous saboter.

L’Ombre commence à se construire le jour où nous naissons, et elle existe jusqu’au jour où nous mourons. En grandissant, nous apprenons que certains traits de notre personnalité ne sont pas acceptables pour les personnes qui nous entourent. Nous avons tous été punis pour nos colères, raillés pour avoir pleuré en public, ridiculisés pour avoir exprimé notre fierté, etc. Alors nous avons appris à réprimer ces traits, pour nous présenter au mieux, pour nous sentir en sécurité, aimés et acceptés.

L’Ombre est composée de tous les aspects de soi que l’on cache à la société et qui nous mettent mal à l’aise : la colère, la haine, la jalousie, l’envie, la honte, le désir, la paresse, l’agressivité, la dépendance, etc. La plupart de ces aspects sont négatifs, mais certains sont positifs, comme certaines croyances que l’on garde cachées pour éviter d’être critiqué. Dans certaines familles, le fait de montrer de la compassion ou des émotions est considéré comme un signe de faiblesse, alors compassion et émotions vont être intégrés à l’Ombre.

En plus de l’Ombre individuelle, nous sommes confrontés à l’Ombre collective, familiale, politique, professionnelle et religieuse : la soif incontrôlée de pouvoir et d’argent, le besoin compulsif d’aider et de guérir les autres, l’hédonisme matérialiste, la peur de la vieillesse et de la mort, tout cela va être refoulé et intégré à l’Ombre.

Cachée loin de notre conscience, l’Ombre gagne en puissance lorsqu’on nie son existence, et elle essaie de dominer et contrôler notre vie. Elle se nourrit du découragement, de la dépression, de la peur et du doute. Qu’elle prenne la forme de comportements autodestructeurs comme l’addiction, la dépression, l’anxiété, la culpabilité ou la honte, ou qu’elle prenne la forme de comportements destructeurs envers autrui, comme la violence verbale ou physique, le mensonge, la jalousie, le vol ou la trahison, lorsqu’elle se manifeste, l’Ombre entraîne le désordre et la douleur, et nous laisse honteux, angoissés et dégoûtés.

On peut identifier son Ombre en regardant ce qu’on projette sur les autres. Lorsqu’on renie un trait de sa personnalité, on devient très conscient de ce trait chez les autres personnes. On y réagit de façon irrationnelle, hors de proportion. Une autre façon d’identifier son Ombre est de chercher les choses qu’on fait par accident. Quoi que l’on fasse, notre Ombre s’exprime de façon incontrôlable. Lorsqu’on répète un comportement involontairement, c’est un signe que la part d’Ombre mène la danse.

Il est clair que dans le travail avec son Ombre, une grande partie est psychologique/psychanalytique (après tout le concept est jungien). Là dessus se greffe le côté spirituel, mais je pense qu’il est bon, quand on entreprend de travailler avec son Ombre, de bien garder en tête que cela va remuer des choses qui font mal (ce n’est pas sans raison qu’elles sont refoulées ). Je crois que la chose la plus importante à faire est avant tout de se dire que ce travail, si pénible soit-il, va nous aider à mieux comprendre nos propres réactions, à mieux vivre avec nos qualités et nos défauts, au lieu de vouloir à tout prix montrer toujours uniquement les qualités. Derrière chacun des « défauts » que nous nous trouvons, il y a une qualité qu’on ne voit pas forcément.

Quand on entreprend un travail avec l’Ombre, il faut garder à l’esprit que tout est équilibre, et que, même dans nos personnalités, tout point négatif a sa contrepartie positive. Il n’y a pas d’être totalement positif ni d’être totalement négatif (je suis persuadée que même les pires criminels tortionnaires ont leurs bons côtés, et que les « saints » ont leurs gros défauts). Pour résumer sous forme de métaphore poétique : le plus pur des diamants est toujours caché dans un caillou d’aspect vulgaire.

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Réhabiliter les Ténèbres (traduction)

Réhabiliter les Ténèbres dans le Paganisme : un Appel à l’Equilibre
par John J. Coughlin
article d’origine : Reclaiming Darkness in Paganism : a Call to Balance
traduction Caitlín Urksa, précédemment publiée le 24/06/2010 sur La Caverne (blog désactivé)

Sur internet, j’utilise le titre de « DarkWyccan », ce qui entraîne souvent des réactions mitigées parmi les Païens; certains sont juste curieux de savoir ce que je veux dire par « sombre », mais une majorité est véritablement offensée. Immédiatement, on m’associe au mal et on m’accuse d’encourager les stéréotypes négatifs envers la sorcellerie. (En fait le « Dark » dans le nom se rapporte à mon style vestimentaire et mon penchant pour l’imagerie macabre mais c’est une autre histoire!)

Il est vrai que le mot « sombre », comme le mot « sorcière », a longtemps été utilisé en association avec le concept du Mal dans la société occidentale moderne. En tant que païens nous savons qu’une sorcière n’est pas nécessairement mauvaise. Nous avons travaillé dur pour réhabiliter le terme « sorcière », ne serait-ce que pour pouvoir nous libérer de notre propre conditionnement social qui veut que « sorcière » soit synonyme de « mauvaise ». En cherchant à réhabiliter le mot « sorcière » nous nous sommes souvent distingués des autres termes chargés négativement dans l’opinion publique. La façon la plus simple d’effectuer cette distanciation était de se focaliser sur des images associées avec le bien, comme la « lumière ».

Toutefois, cela pose un problème. La façon dont les païens voient la dualité clair/sombre n’est pas la même que celle de la société occidentale moderne, qui a été grandement influencée par la pensée chrétienne pendant de nombreux siècles. Le point de vue occidental est basé sur un dualisme marqué entre deux parties irrémédiablement séparées. Ces deux parties sont indépendantes et peuvent être complémentaire ou en conflit. Dans le cas de la pensée occidentale traditionnelle, le symbolisme clair/sombre est profondément enraciné dans le dualisme éthique chrétien symbolisé par la bataille du bien (clair) et du mal (sombre). La paganisme, par contre, a adopté un point de vue basé sur le monisme, où la dualité est le plus souvent perçue comme deux aspects d’un tout qui les englobe. Les dualités comme celle du clair/sombre existent donc comme des polarités – deux aspects opposés mais complémentaires d’un tout. Le yin-yang, qui montre chaque « moitié » comme une partie d’un ensemble plus grand, chacune contenant un aspect de son contraire, est un symbole de polarité qui nous est familier.

Cette polarité clair/sombre de la pensée païenne n’est plus la même que le dualisme bien/mal, mais plutôt associée à des principes complémentaires comme création/destruction, externe/interne, attirant/repoussant, clarté/mystère, actif/passif, solide/fluide, statique/dynamique, masculin/féminin, et ordre/chaos, pour n’en nommer que quelques-uns. Les connotations morales qui étaient opposées dans le dualisme clair/sombre de la pensée occidentale traditionnelle ne s’appliquent tout simplement pas dans l’approche moniste. (Ne confondez pas « monisme » et « monothéisme », ce sont deux choses totalement différentes.)

Ayant été élevés dans une société basée sur le dualisme, nous avons l’habitude de vouloir décomposer les choses, même lorsque nous choisissons une spiritualité basée sur le monisme. Ainsi, lorsque nous, païens (provenant d’un environnement judéo-chrétien pour la plupart), avons commencé à utiliser l’imagerie de la lumière (bien), empruntée à la pensée occidentale, en association avec le mot « sorcière », pour le réhabiliter par rapport à son association négative avec les ténèbres (mal), nous avons inconsciemment altéré la polarité clair/sombre de la pensée païenne pour qu’elle s’accorde à cette imagerie. La dualité dans un monisme n’est pas la même que la dualité dans un dualisme.

En outre, lorsque le paganisme est devenu plus ordinaire dans les années 1980 et 1990, on a porté moins d’attention à l’étude et à la pratique, et malheureusement de nombreux auteurs ont popularisé le concept de « sorcellerie instantanée » tandis que les livres de type « A.B.C » inondaient le marché. Des covens et même des traditions ont été formés par des novices, et pourtant ont accueilli des étudiants. Ceci a eu (et a toujours) des résultats radicaux lorsque cela s’est mélangé aux influences New Age qui dépouillent de leur contexte culturel les diverses croyances et leurs associations négatives, pour produire une forme plus acceptable, plus à la mode, qui est mise en oeuvre par les masses. Le paganisme a été envahi de débutants manquant d’orientation et de clarté. Bien que je sois un ardent défenseur de la validité de la pratique en solitaire, le changement soudain de majorité de coven à solitaire a eu un coût.

Normalement, lorsque quelqu’un commence à étudier et à pratiquer une religion païenne, il y a un changement dans son point de vue spirituel du dualisme vers le monisme. Ce changement est un processus interne – une initiation – et se produit à la fois chez les solitaires et les membres de covens. L’auto-dédication externe ou le rituel d’initiation utilisent une imagerie qui permet de catalyser l’initiation interne; sans cela, de tels rituels sont vides et inutiles. L’une des raisons pour lesquelles les novices de coven doivent attendre un an et un jour avant une initiation formelle est de laisser au novice le temps de faire l’expérience des mystères de l’Art; une compréhension personnelle du symbolisme païen dans un contexte approprié. Bien sûr le même processus peut survenir à un solitaire dévoué, avec de la discipline et de la motivation. Un changement de point de vue ne peut se produire qu’à travers la pratique et l’expérience. Il faut travailler sous les principes du nouveau point de vue avant que ne se produise un déclic et qu’il ne devienne une partie de nous-mêmes, et cela prend du temps et des efforts, deux choses que de nombreux novices livrés à eux-mêmes (ou de professeurs non qualifiés) ne parviennent pas à voir.

C’est très proche du choc culturel. Lorsqu’on ne peut pas s’identifier à une culture étrangère, ses pratiques qui ne rendent pas hommage à notre propre culture peuvent sembler étranges ou barbares. Si, toutefois, nous devions vivre dans le contexte de cette culture, nous finirions par voir ces pratiques en contexte et peut-être par apprécier (ou au moins comprendre) les pratiques locales dont nous nous étions moqués. Ce qui se produit de plus en plus dans la communauté païenne, c’est un influx de personnes qui prennent son symbolisme et ses pratiques en dehors du contexte de monisme, et les traduisent pour qu’ils correspondent à leur propre contexte basé sur le dualisme. Le clair et le sombre deviennent opposés et les polarités sont déséquilibrées puisque tout ce qui est associé aux ténèbres est désavoué. Des religions païennes populaires comme la Wicca deviennent « fluffy » en perdant leur profondeur. De tels païens ne sont pas réceptifs aux défis faits à leur niche spirituelle confortable. Ils y trouvent une libération des aspects trop étouffants de leur religion précédente, tout en trouvant sécurité et encouragements de la part des traditions les plus flexibles. La flexibilité peut aller jusqu’à l’extrême où tout ce qui ne nous convient pas peut être jeté sans regret.

A moins que ce déséquilibre ne soit corrigé, les vrais mystères qu’offre le paganisme sont perdus. Les traditions païennes deviennent des coquilles vidées de ce qu’elles étaient avant et le sens communautaire est brisé par les « guerres sorcières » et les politiques idiotes. Avant de pouvoir récupérer nos croyances, nous devons d’abord réhabiliter les « ténèbres » et encourager cette réhabilitation de l’intérieur. La route devant nous ne sera pas aisée, mais avec l’effort de ceux qui sont sérieux par rapport à l’Art, nous pourrons l’extirper progressivement du cloaque de l’ignorance, et à nouveau apprécier les vrais enseignements et mystères qu’offre le paganisme.

Pour finir sur une note positive, j’ai remarqué de nombreux livres récents qui commencent à mettre l’accent sur la pratique et s’éloignent des livres à l’emporte-pièce qui suivent le même format d’information générique complétée par des sorts et rituels de remplissage et des graphismes tape-à-l’oeil. De nombreux livres depuis la fin des années 90 commencent à se concentrer sur les principes et le sens derrière la pratique, et à s’appuyer sur des recherches saines et des expériences personnelles. Malheureusement il y aura toujours des auteurs et des éditeurs peu scrupuleux qui continueront à être motivés uniquement par le profit, mais c’est rassurant de savoir que certains auteurs établis commencent à prendre conscience de leur responsabilité et à ne pas sous-estimer leur influence – pour le meilleur ou pour le pire – sur l’Art.

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Crone, ou quand la traduction approximative nuit…

Précédemment publié (22/06/2011) sur La Caverne (blog désactivé)

Je sais que je chipote quand il s’agit de traduire (déformation à la fois professionnelle et intellectuelle), mais là, il y a un sens supplémentaire que les traductions approximatives font disparaître. En effet, sur les sites anglophones, on trouve Maiden, Mother and Crone, mais les traductions de crone que l’on trouve sur les sites francophones sont bien souvent trop politiquement correctes, et finissent par tuer le sens réel du mot.

Je m’explique : je veux bien admettre que l’on traduise maiden par jeune fille ou demoiselle (car maiden porte à la fois ces 2 significations, ainsi que le sens de vierge, qui a pris un sens très spécifique en français), mais je ne suis absolument pas d’accord pour la traduction de crone par vieille femme ou pire, vieille dame.

Le mot crone, lorsqu’il est employé dans la vie de tous les jours, est véritablement péjoratif, c’est la vieille bique, et le choix de ce mot plutôt que de old lady ou old woman n’est pas anodin. Malheureusement, en ces temps de politiquement correct, dire « une vieille » choque (pour bien aller, il faudrait même dire senior de genre féminin), alors les francophones qui traduisent les textes mettent vieille dame ou vieille femme.

Seulement voilà, une vieille dame, ce n’est vraiment pas la même chose qu’une vieille bique ! Et confondre les deux (ou masquer la vieille bique sous un terme plus flatteur), c’est oublier/passer sous silence que la crone est d’aspect déplaisant, effrayant, repoussant : ce n’est absolument pas la vieille dame qui sent l’eau de Cologne à la lavande !

C’est une vieille bique sauvage et ricanante, qui sent le sang, la moisissure, la pourriture (entre autres odeurs sympathiques), et à qui on n’a vraiment pas envie de faire des bisous.

Et tout est là, car la Vieille nous oblige à aller au-delà de nos peurs, au-delà de notre dégoût. Elle nous demande d’oublier le politiquement correct, la mode, le culte de la beauté et du jeunisme, pour aller puiser la sagesse qui se cache derrière son aspect repoussant et effrayant.

Elle nous demande de transcender notre répulsion, car ce n’est qu’en acceptant le fait que nous sommes mortels (et donc « condamnés » à vieillir, à nous rabougrir, à perdre l’énergie, la beauté et la souplesse de la jeunesse), en acceptant le fait que ces changements ne sont pas une déchéance mais l’évolution normale de tout être de chair (qui naît, grandit, mûrit, vieillit, meurt et se décompose…), et que c’est seulement en acceptant notre mortalité que nous pouvons atteindre la sagesse et la sérénité qui vont avec : le cycle de naissance/vie/mort est indispensable pour qu’il y ait renaissance.

Refuser la décrépitude de l’âge (et appeler la crone une vieille dame), c’est rejeter la sagesse que la Vieille nous apporte, cette sagesse qui vient de l’expérience et des épreuves acquises au fil du temps.

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Thym Citron

Thymus citriodorus, le thym citron (aussi appelé Thymus serpyllum citratus, Thymus serpyllum citriodora), est un sous-arbrisseau de la famille des Lamiacées. De récentes analyses semblent suggérer que Thymus citriodorus est en réalité une espèce à part entière, originaire d’Europe et d’Asie, et n’ayant pas de parenté avec Thymus vulgaris ou Thymus pulegioides (alors qu’on a longtemps cru qu’il s’agissait d’un hybride de ces deux espèces).

Thymus citriodorus est un petit arbrisseau très ramifié, dont les vieilles tiges sont lignifiées à la base. Les feuilles sont opposées, ovales et longues de quelques millimètres. Il existe des variétés unicolores et bicolores. Thymus citriodorus demande une situation ensoleillée pour se développer. Il préfère les sols drainants, supporte les sols pauvres, caillouteux, calcaires, et il devient résistant à la sécheresse une fois installé.

Au début de l’été (juin-juillet), chaque rameau produit de petites grappes de fleurs roses, qui attirent toutes sortes d’insectes pollinisateurs. Le thym citron peut atteindre une hauteur de 30cm, mais beaucoup de variétés sont rampantes et se limitent à 10cm de hauteur. Ce qui caractérise le thym citron est l’odeur d’agrume dégagée par le feuillage lorsqu’on l’effleure ou le froisse.

Le thym citron supporte une taille légère, sans atteindre les branches lignifiées. Les fleurs défleuries peuvent être taillées afin de dégager les feuilles. Sa longévité est relativement limitée, du fait du vieillissement des tiges lignifiées : il peut dépérir au bout de 4 à 5 ans. Pour le conserver, il faut régulièrement faire des boutures ou marcottes, qui permettent de rajeunir les pieds : prélever une dizaine de boutures comportant à la fois des tiges jeunes et vertes et des branches marrons lignifiées, qu’on enterre en biais jusqu’à recouvrir une partie de la tige jeune. Un bon arrosage durant 1 ou 2 semaines et la reprise est assurée. Le bouturage est facile au printemps, et en août et septembre.

Les feuilles et les fleurs aromatisent viandes et poissons ou entrent dans la composition de tisanes. Elles sont récoltées au printemps et en début d’été, avant que les fleurs ne soient entièrement épanouies, et de préférence le matin. Pour se conserver, le thym citron doit sécher rapidement.

Propriétés Médicinales
Il est antiseptique, antitussif et même cicatrisant. L’infusion de feuilles est un excellent décongestionnant et un bon tonique quand on couve un rhume.
Les feuilles et l’huile essentielle sont utilisées pour apaiser l’asthme, ainsi que comme antiseptique respiratoire.

L’ingestion de thym citron facilite la digestion. On peut aussi l’utiliser en gargarismes ou en bain de bouche assainissant.

Propriétés Magiques
Élément : Eau. Planète Maîtresse : Soleil.
Il aide à garder une attitude positive, à dissiper la tristesse et la mélancolie. C’est aussi une plante purifiante et protectrice, qui peut être utilisée dans ce but en magie.

Sources : aujardin.info, homejardin.com, fr.wikipedia, en.wikipedia, herbs2000.com
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La Magie, les attentes et l’état d’esprit (reblog)

Précédemment publié le 29/06/2011 sur La Caverne (blog désactivé)

Beaucoup de gens se tournent vers la Magie quand aucune autre solution ne leur semble possible. C’est logique, dans un sens, puisque la société dans laquelle nous vivons relègue la Magie au rang de superstition. Du coup, lorsqu’on est désespéré, lorsqu’on a essayé mille solutions logiques qui n’ont pas fonctionné, on se tourne, en dernier recours, vers l’occulte. Seulement voilà, l’idée que beaucoup de gens se font de la Magie est fausse (et ceux qui tentent de vous faire croire le contraire sont des charlatans ou pire) : on ne peut pas résoudre tous les problèmes d’un coup de baguette magique, ou avec un rituel (que, personnellement, je préfère appeler sort, car le mot rituel, pour moi, est plus spirituel).

Donc parlons clairement : qu’est-ce que la Magie ? C’est l’effet de la volonté du mage (celui/celle qui pratique la Magie) sur les énergies qui l’entourent.

Pour prendre un exemple plus concret, les énergies sont comme un balancier de Newton. Un certain équilibre fait que les billes du balancier sont en apparence immobiles jusqu’à ce que j’imprime un mouvement à une des billes. Ce mouvement se transmet d’une bille à l’autre : mon action entraîne une réaction, parce qu’elle modifie l’équilibre de départ. En Magie, c’est pareil : ma volonté (le seul outil qui soit absolument indispensable) modifie l’équilibre des énergies qui m’entourent, elle imprime un mouvement à ces énergies et ce mouvement va se transmettre et se transformer en effet.

La différence, c’est que, contrairement aux billes du balancier de Newton, les énergies ne sont pas tenues par des fils. Pour garder mes billes comme exemple, l’effet d’un sort magique serait plutôt comparable à ce qui se passe sur un billard… Mon action va entraîner toute une série de mouvements aux énergies. A force d’entraînement et de pratique, on peut prévoir ces mouvements, comme un joueur de billard expérimenté sait comment les billes vont réagir à son coup. Ceux d’entre vous qui ont déjà joué au billard (ou observé des joueurs) savent que selon l’endroit où le joueur frappe la bille (en haut, en bas, à droite, à gauche), le mouvement imprimé ne sera pas le même, et le résultat des réactions en chaîne sera complètement différent. C’est exactement la même chose en Magie, et c’est là que les problèmes arrivent…

Car l’état d’esprit du mage, au moment de pratiquer son travail magique, est extrêmement important et va influencer grandement le résultat. Prenons deux mages d’expérience égale pratiquant le même sort. L’un est dans un état d’esprit positif (serein, concentré, sûr de lui), l’autre dans un état d’esprit négatif (perturbé, angoissé, hésitant). Que croyez-vous qu’il va se produire ? Pensez-vous que les deux sorts auront le même résultat ? Il est évident que celui qui est dans un état d’esprit négatif a moins de chances que son sort fonctionne dans le sens souhaité que son compère. A partir de là, il est facile de comprendre pourquoi les sorts faits lorsqu’on est stressé, perturbé par un problème, fatigué ou autre ont une fâcheuse tendance à ne pas avoir les effets escomptés (ou pire, à tourner au vinaigre). Il est capital, dès l’instant où on décide de faire un travail magique, d’utiliser en premier lieu sa volonté pour se mettre dans un état d’esprit propice au bon déroulement de la tâche qu’on a choisi d’accomplir. Un mage perturbé, stressé, fatigué et hésitant n’est pas en état d’accomplir son travail magique. Et je vais plus loin : s’il n’est pas capable d’agir sur son propre état d’esprit, comment peut-il espérer agir sur les énergies ?

Je considère depuis toujours que la Magie ne doit pas être utilisée à la légère, car il ne faut pas se leurrer, tout acte magique a des conséquences multiples et complexes (c’est pour ça que la comparaison avec le billard me semble plus qu’appropriée). Il me paraît donc plus que nécessaire, avant d’entreprendre un travail magique, d’utiliser sa volonté pour s’auto-contrôler. La plupart du temps, ce travail va apporter les effets les plus bénéfiques : le désamorçage de ses propres énergies négatives, la focalisation sur ce qui est véritablement prioritaire, l’acceptation des désagréments secondaires, qui vont permettre (ou du moins aider) une reprise de contrôle de la situation. Et, souvent, lorsque cette reprise de contrôle a lieu, on s’aperçoit que le recours à la Magie n’est pas forcément nécessaire, qu’il y a d’autres moyens d’agir sur la situation.

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Les Corbeaux de la Tour de Londres

Précédemment publié le 29/10/2010 sur La Caverne (blog désactivé) (mis à jour 02/06/2017)

La Tour de Londres a toujours été un des mes endroits préférés dans la capitale britannique (malgré les longues files d’attente pour y entrer), non pas pour les Joyaux de la Couronne qui y sont exposés (faut aimer le bling-bling extrême, ce n’est pas mon cas), mais parce que, d’une part, la Tour Blanche date de l’époque de Guillaume le Conquérant (1066) et ses pierres portent toute l’histoire du lieu, et d’autre part, parce que la légende des corbeaux de la Tour de Londres est si importante pour les Anglais que le gouvernement britannique pourvoie à l’entretien d’une demi-douzaine de corbeaux. Cette légende, je l’avoue, m’a toujours fascinée (bien avant que je fasse la rencontre de la Dame), et chaque fois que j’ai visité (et fait visiter) la Tour, je n’ai pas manqué de chercher les corbeaux et de raconter leur légende.

Le corbeau est mentionné dans les légendes celtiques, où il est associé à la Morrigan, mais aussi au fils du dieu la mer, Bran Fendigaid (‘Bran’ signifie Corbeau).

La légende des corbeaux de la Tour fut mise en place, principalement, par le chroniqueur médiéval Geoffrey de Monmouth, qui relata de nombreux mythes et légendes gallois. En 1136 Geoffrey de Monmouth écrivit Historia Regum Britanniae (Histoire des Rois de Bretagne).

Dans ce livre, il mentionne un ancien roi britannique, Bran Hen de Bryneich (né vers 485), tué à la bataille, et qui aurait demandé à ce que sa tête soit enterrée, comme talisman contre les invasions, à Gwynfryn (la Butte Blanche), lieu où la Tour de Londres se tient aujourd’hui.

En référence à ce Bran, le roi Charles II décréta qu’au moins 6 corbeaux devaient être gardés à la Tour à tout moment, pour empêcher les désastres : l’Observatoire Royal était situé dans la tour nord-est de la Tour Blanche, et John Flamsteed, l’astronome, se plaignit au roi du fait que les corbeaux gênaient ses observations.

Le roi ordonna leur destruction, mais on lui répondit que si les corbeaux quittaient la Tour de Londres, la Tour Blanche s’effondrerait et qu’un désastre frapperait l’Angleterre. Ne voulant pas tenter le sort en s’opposant à une ancienne légende, Charles II changea d’avis et décréta que les corbeaux devaient être protégés.

Gripp et Jubilee, mangés par un renard en 2013, ont été remplacés par des homonymes.

Par respect pour la légende et pour le décret de Charles II, il y a toujours au moins six corbeaux logés à la Tour de Londres. Chacun peut être identifié par une bague de couleur.

Un Yeoman Warder (nom des gardes de la Tour) tient le rôle particulier de Ravenmaster et s’occupe de les nourrir et de les soigner. Pour les empêcher de s’enfuir, les plumes d’une de leurs ailes sont coupées, ce qui déséquilibre leur vol, de sorte qu’ils ne vont pas bien loin de la Tour.

Le Ravenmaster (sa page FB) actuel, Chris Skaife, a réduit d’un tiers la coupe des plumes rémiges primaires, ce qui fait que les corbeaux peuvent désormais voler jusqu’au sommet de la White Tower (alors que jusqu’à présent, ils ne pouvaient que voleter – ce qui a coûté la vie à Gripp et Jubilee, en 2013 puisqu’ils n’ont pas pu échapper au renard qui les a attaqués). (article du Telegraph)

Les corbeaux Odin et Thor, deux frères, avaient l’habitude d’imiter la voix du Ravenmaster, en vocalisant des ‘Bonjour’, ‘Allez, viens’, ‘Où est le mien?’. Ces deux oiseaux sont morts en 2003. On a pu observer, à la Tour de Londres, que lorsqu’un des membres du groupe meurt, les autres corbeaux lui font des ‘funérailles de corbeau’ : 24 heures de croassements.

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